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Juan Guaido et Nicolas Maduro comptent leurs soutiens internationaux

Juan Guaido (à gauche) s'est proclamé président par intérim du Venezuela alors que Nicolas Maduro (à droite) reste président en exercice.
Juan Guaido (à gauche) s'est proclamé président par intérim du Venezuela alors que Nicolas Maduro (à droite) reste président en exercice. Yuri Cortez, Federico Parra, AFP

Deux jours après s'être autoproclamé président par intérim du Venezuela, Juan Guaido a reçu des soutiens internationaux de poids, dont celui de Washington. Mais le chef d'État en place, Nicolas Maduro, compte aussi de précieux alliés. État des lieux.

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Alors que la situation politique au Venezuela reste confuse, vendredi 25 janvier, elle l'est tout autant sur la scène internationale, entre les pays qui soutiennent Juan Guaido, le président par intérim autoproclamé, et ceux qui restent fidèle à Nicolas Maduro, le chef d'État en place. Plusieurs gouvernements, surtout en Europe, ont choisi une troisième voie, refusant de prendre clairement parti.

• Les soutiens de Juan Guaido
Washington n'a pas hésité. "Aujourd'hui, je reconnais officiellement le président de l'Assemblée nationale vénézuélienne, Juan Guaido, comme président par intérim du Venezuela", a annoncé Donald Trump dès le 23 janvier. Dans la foulée, Mike Pompeo, secrétaire d'État américain, a appelé tous les pays d'Amérique du Sud à imiter Washington.

Un front pro-Guaido s'est alors formé sur le continent, qui regroupe un grand nombre de pays gouvernés par des dirigeants conservateurs. L'Argentine, le Brésil, la Colombie, le Chili, le Costa Rica ou encore le Panama ont suivi l'exemple nord-américain.

En Europe, le Royaume-Uni, allié historique des États-Unis, est le pays qui a le plus clairement pris position en faveur de Juan Guaido. Sans aller aussi loin dans l'appui politique que Washington, Londres a annoncé son "soutien à l'Assemblée nationale démocratiquement élu avec Juan Guaido comme président" tout en dénonçant l'élection présidentielle de 2018 au Venezuela, remportée par Nicolas Maduro.

• Les soutiens de Nicolas Maduro
La Russie n'a pas hésité non plus. Le président Vladimir Poutine a assuré à Nicolas Maduro son soutien par téléphone, le 24 janvier, qualifiant la réaction de Washington "d'ingérence extérieure destructrice".

Sur le continent américain, ce sont essentiellement les gouvernements de gauche qui ont volé au secours du président en place. Son homologue cubain, Miguel Diaz-Canel, s'est emporté contre "les tentatives impérialistes pour discréditer et déstabiliser la Révolution bolivarienne". Il a été imité par le dirigeant bolivien, Evo Morales, qui a désigné "les États-Unis comme coupables d'avoir promu un coup d'État et un affrontement fratricide entre Vénézuéliens".

Le président turc Recep Tayyip Erdogan n'a pas non plus fait mystère de sa préférence appelant "son frère Maduro" à garder "la tête haute". Quant à la Chine, elle a justifié son soutien au pouvoir en place par sa politique de "non-ingérence dans les affaires intérieures d'autres pays". Pékin en a profité pour condamner le parti pris de Donald Trump au nom de ce principe.

• La position européenne
L'embarras européen transparaît clairement dans la réaction de Bruxelles qui a appelé les autorités du Venezuela à organiser de nouvelles élections au Venezuela en demandant aux autorités de respecter "les droits civils, la liberté et la sécurité".

Le président français Emmanuel Macron a tout de même qualifié l'élection de Nicolas Maduro en 2018 'd'illégitime", mais il n'a pas pour autant apporter de soutien explicite à Juan Guaido. Il s'est contenté, sur Twitter, de saluer "le courage des centaines de milliers de Vénézuéliens qui marchent pour leur liberté".

En Allemagne, Heiko Maas, le ministre des Affaires étrangères, a déclaré que "concernant le Venezuela, [le gouvernement allemand] n'était pas neutre". "Nous soutenons l'Assemblée nationale, qui est élue par le peuple", a-t-il déclaré sur Twitter, sans faire référence à Juan Guaido.

L'Espagne s'est montrée plus favorable que d'autres États européens à une reconnaissance de Juan Guaido, vendredi. "S'il n'existe pas de volonté de la part du régime vénézuélien de convoquer des élections [...] nous envisagerions l'adoption d'autres mesures dont la reconnaissance comme président par intérim", a déclaré Josep Borrell, ministre espagnol des Affaires étrangères.

Avec dépêches

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