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Acte XI : les Gilets jaunes lancent la première Nuit jaune

Les Gilets jaunes lancent, samedi 26 janvier, la première Nuit jaune, place de la République, à Paris.
Les Gilets jaunes lancent, samedi 26 janvier, la première Nuit jaune, place de la République, à Paris. Lucas Barioulet, AFP

Les Gilets jaunes lancent samedi la première Nuit jaune, place de la République, à Paris, pour relancer le mouvement. Une initiative innovante … qui ressemble à s’y méprendre au mouvement Nuit debout de 2016.

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Les Gilets jaunes s’apprêtent à poursuivre le mouvement armés de couettes et d’oreillers cette fois. Pour tenter de donner un nouveau souffle à la contestation populaire née le 17 novembre dernier, les chefs de file appellent les opposants au gouvernement à se rassembler, après les traditionnelles manifestations en journée, pour une première Nuit jaune du samedi 26 au dimanche 27 janvier, place de la République, pour échanger sur leurs "véritables doléances".

"La place de la République sera notre rond-point géant"

Si la mobilisation tend à s’affaiblir, le discours garde la même ardeur. "Nous avons un président mercenaire à la tête de l'État ! Un président chef du CAC 40 et de facto complice des ultras riches ! Nous avons su montrer notre détermination à ne plus nous laisser faire. Notre capacité à sortir de l’affrontement violent avec les forces de l’ordre est réelle", écrit sur Facebook Thierry Paul Valette, fondateur des Gilets jaunes citoyens, à l'origine de l'événement.

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"Nous resterons présents toutes les nuits à partir de samedi. Nous maintiendrons ces nuits au moins jusqu'à la fin du Grand Débat. La place de la République sera notre rond-point géant", précise le même organisateur.

"Nous devons maintenir nos mobilisations. Elles ne doivent plus se faire dans la violence. Nous devons avoir d'autres alternatives", peut-on aussi lire sur la page du réseau social.

Un appel relayé par un des initiateurs du mouvement, Éric Drouet. "Les manifs en journée, c'est bien et tout mais c'est pas comme ça que ça va bouger. Les gens veulent mettre un bon coup et qu'enfin on soit écouté", expliquait-il cette semaine, dans un Facebook live.

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Un air de déjà vu…

L’initiative n’est pas nouvelle. Elle ressemble à s’y méprendre au mouvement "Nuit debout" de 2016 qui avait également pris ses quartiers dans la capitale, place de la République. À l’époque, les Indignés, hostiles à la loi Travail de Myriam El Khomri, avaient pris l’habitude, durant trois mois, de se rassembler chaque nuit sur la place parisienne pour discuter et débattre de questions de société.

Une innovation toutefois : les Gilets jaunes prévoient de "profiter de ces 'nuits jaunes' pour recueillir dans le 'cahier jaune' nos véritables revendications. Pas celles que nous imposent Emmanuel Macron", explique-t-on dans le communiqué des contestataires.

Des manifestations nocturnes sont également organisées dans le reste de la France, comme à Rennes ou à Toulouse. Une "Nocturne chez Juppé" est également prévue à Bordeaux.

Les LBD dans le viseur des "caméras piéton"

Outre le rassemblement nocturne, quatre autres manifestations ont été déclarées à Paris ce week-end. Un premier défilé se tient à partir de 10 heures de la place Charles-de-Gaulle, en haut des Champs-Élysées, jusqu’à la Bastille, qui sera également le point de ralliement de deux autres cortèges.

Dimanche, les partisans du grand débat et opposants à toute contestation violente se compteront à leur tour à Paris dans "une marche républicaine des libertés" à l'appel des collectifs "STOP, maintenant ça suffit" et "Foulards rouges".

De leur côté, les forces de l’ordre innovent également. Après la polémique qui s'est développée sur l'usage des "lanceurs de balles de défense" (LBD), elles expérimenteront pour la première fois samedi l'utilisation de LBD par des binômes, dont un des deux membres sera porteur d'une "caméra piéton" qui filmera l'utilisation de cette arme et le contexte.

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