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Des blessés et une centaine d'arrestations lors d'une manifestation de l'opposition au Cameroun

C'est à Douala, la capitale économique du pays (ici une banlieue de la ville en 2008), qu'ont eu lieu les heurts les plus violents samedi 26 janvier.
C'est à Douala, la capitale économique du pays (ici une banlieue de la ville en 2008), qu'ont eu lieu les heurts les plus violents samedi 26 janvier. Fanny Pigeaud, AFP

Des affrontements ont eu lieu samedi à Douala, la capitale économique du Cameroun, où des dizaines d'opposants ont bravé l'interdiction de manifester pour répondre à l'appel de Maurice Kamto qui revendique toujours la victoire à la présidentielle.

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Au moins trois personnes ont été blessées, samedi 26 janvier, au Cameroun, dans une manifestation non autorisée du parti politique de Maurice Kamto, l'ex-candidat à l'élection présidentielle d'octobre, selon le Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC). "Plusieurs personnes ont été blessées par balle à Douala", la capitale économique camerounaise, a affirmé à l'AFP Paul-Éric Kingue, cadre du MRC et ancien directeur de campagne de Maurice Kamto, par téléphone.

Des photos d'au moins trois personnes blessées, dont un conseiller municipal cadre du MRC à Douala et une avocate renommée du parti, Me Michèle Ndoki, circulaient samedi matin sur les réseaux sociaux. Un autre cadre du parti a confirmé que ces trois personnes avaient été blessées le jour même.

Il n'était pas possible de déterminer si leurs blessures étaient dues à des tirs de balles réelles ou non. Elles ont toutes trois été transportées à l'hôpital de Douala, selon des sources concordantes.

Plus de 110 interpellations

Par ailleurs, cent dix-sept personnes ont été interpellées. "À Yaoundé, Bafoussam (ouest) et Mbouda (ouest), plusieurs individus, pris en flagrant délit de perturbation de l'ordre public et de voies de fait diverses, ont été interpellés et placés en garde à vue. Soit, respectivement : 62 à Yaoundé, 42 à Bafoussam et 13 à Mbouda", précise le communiqué signé samedi par le ministre de la Communication, René Emmanuel Sadi.

Ces interpellations ont eu lieu lors de manifestations organisées par le parti de Maurice Kamto, le MRC, qui revendique la victoire à l'élection présidentielle du 7 octobre. Il avait appelé à manifester contre ce qu'il considère comme un "hold-up électoral". L'opposant, arrivé deuxième avec 14,23 % des voix derrière Paul Biya, ne reconnaît pas le résultat officiel des urnes validé par le Conseil constitutionnel. Son adversaire, 85 ans dont 36 au pouvoir, avait été réélu avec 71,2 % des voix pour un septième mandat consécutif.

En début d'après-midi, Paul-Éric Kingue a écrit à l'AFP avoir été "interpellé". "J'étais dans mon véhicule dans le quartier Bastos (de Yaoundé), une vingtaine de policiers sont venus me sortir de mon véhicule", a-t-il écrit.

À Yaoundé, une centaine de militants du MRC, selon la presse locale, ont manifesté devant les locaux de la Poste. Des gaz lacrymogènes ont été tirés, ont déclaré plusieurs militants à l'AFP. Le porte-parole de Kamto, Étienne Bibou-Nissack, a été "gazé et est hospitalisé", a indiqué un proche. Contactées par l'AFP, les autorités n'avaient pas donné suite.

Avec AFP

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