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Donald Trump recule sur son mur pour sortir du "shutdown"

Donald Trump s'est exprimé depuis la Maison Blanche au sujet du "shutdown", le 25 janvier 2019.
Donald Trump s'est exprimé depuis la Maison Blanche au sujet du "shutdown", le 25 janvier 2019. Alex Edelman, AFP

Le président américain a signé, vendredi, l'accord mettant fin au "shutdown" le plus long de l'histoire des États-Unis. Donald Trump recule temporairement sur la question du mur frontalier en validant un accord budgétaire valable jusqu'au 15 février.

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Après trente-cinq jours de bras de fer entre les démocrates et Donald Trump, ce dernier a dû céder. Sous le poids d'une avalanche de témoignages poignants, d'une facture grandissante et d'une immense pression politique, le président a finalement renoncé, pour un temps, vendredi 25 janvier, au financement de son mur à la frontière mexicaine afin de sortir du "shutdown" le plus long de l'histoire des États-Unis.

Trump a fini par accepter ce que les démocrates exigeaient depuis des semaines : sortir de l'impasse budgétaire avant la reprise de toute négociation sur des mesures de contrôle de l'immigration clandestine.

Un financement des services fédéraux jusqu'au 15 février

Après plus d'un mois de paralysie touchant 800 000 fonctionnaires, privés de salaire, Donald Trump s'est dit "fier" d'annoncer un accord de fin du "shutdown" partiel, prévoyant un financement des services fédéraux jusqu'au 15 février. Le Congrès a ensuite approuvé vendredi par consentement unanime cet accord, que Donald Trump a signé, a annoncé la Maison Blanche dans la soirée.

"Espérons que le président a retenu la leçon", a lancé, victorieux, le chef de la minorité démocrate au Sénat, Chuck Schumer.

"Il est triste qu'il ait fallu aussi longtemps pour parvenir à une conclusion évidente", a renchéri la présidente démocrate de la Chambre des représentants, Nancy Pelosi, qui a renforcé à travers cette crise sa réputation d'habile stratège.

Donald Trump a toutefois menacé d'une nouvelle paralysie budgétaire à partir du 15 février si aucun consensus n'était trouvé sur son projet de mur frontalier. Voire de déclarer une situation "d'urgence" qui lui permettrait d'activer des pouvoirs extraordinaires afin de contourner le Congrès.

Donald Trump accusé d'être une "mauviette"

"Nous n'avons pas d'autre choix que de construire un mur puissant ou une barrière en acier", a-t-il insisté.

>> À lire aussi : L'Amérique au pied du mur

Pas suffisant toutefois pour apaiser une faction de l'aile droite de sa base. Furieuse que Trump ait temporairement cédé, la très conservatrice et influente polémiste Ann Coulter a ainsi accusé le président d'être une "mauviette".

Donald Trump reviendra certainement sur le sujet de l'immigration lors du traditionnel discours sur l'état de l'Union, que Nancy Pelosi avait reporté pour cause de "shutdown". La chef démocrate, à qui il revient d'inviter le président, n'a pas précisé vendredi s'il aurait finalement lieu mardi prochain, comme initialement prévu.

Juste avant cette annonce, la pression s'était nettement accentuée sur Donald Trump et les parlementaires alors que des milliers de fonctionnaires venaient d'être privés d'un second bulletin de salaire. Ces employés fédéraux seront payés rétroactivement, mais ce n'est pas le cas des nombreux sous-traitants également affectés.

Avec AFP

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