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Emmanuel Macron en Égypte, "partenaire stratégique" au Moyen-Orient

Emmanuel Macron et son épouse ont visité les temples d'Abou Simbel, dans l'extrême sud de l'Égypte.
Emmanuel Macron et son épouse ont visité les temples d'Abou Simbel, dans l'extrême sud de l'Égypte. Ludovic Marin, AFP

Emmanuel Macron est arrivé, dimanche, en Égypte, pour une visite officielle de trois jours, avec l'espoir de signer une trentaine de contrats commerciaux avec ce partenaire essentiel à la France, en dépit des critiques sur les droits de l'Homme.

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"Un partenariat stratégique", un allié "incontournable", "un immense marché"… Les mots ne manquent pas du côté de la présidence française pour insister sur l'importance de l'Égypte alors qu'Emmanuel Macron y a entamé, dimanche 27 janvier, une visite officielle qui doit durer trois jours.

>> À voir : Macron en Égypte pour resserrer les liens économiques

Ce déplacement est l'un des rares qu'effectuera à l'étranger, en ce début d'année, le président français, focalisé depuis plus de deux mois sur la crise des Gilets jaunes. Son maintien dans l'agenda témoigne de l'importance qu'accorde la France à l'Égypte, "un pays de 100 millions d'habitants, absolument essentiel pour la sécurité et la stabilité du Moyen-Orient et de l'Europe", souligne l'Élysée.

De nombreux contrats militaires signés depuis 2015

Paris y voit aussi "un immense marché" dont la France n'est que le 11e fournisseur. Une percée a toutefois été réalisée ces dernières années, en particulier dans l'armement avec six milliards d'euros de contrats depuis 2015.

Vingt-quatre Rafale ont déjà été livrés et des négociations sont en cours pour l'acquisition de 12 autres, mais aucun contrat ne doit être annoncé durant ce voyage.

"Il n'est pas exclu que l'Égypte complète sa flotte de Rafale dans les mois qui viennent mais il n'y aura pas de signature de contrats" lors de la visite, a indiqué la présidence.

"L'archéologie est au cœur des relations franco-égyptiennes",

Après avoir atterri vers 15H00 (heure locale) à l'aéroport d'Abou Simbel, Emmanuel Macron a été accueilli par le ministre égyptien des Antiquités Khaled el-Enany et le directeur de l'Institut français d'archéologie orientale (IFAO) Laurent Bavay.

Emmanuel Macron et son épouse ont visité les temples d'Abou Simbel, dans l'extrême sud de l'Égypte.

Lundi, Emmanuel Macron sera reçu au palais présidentiel par Abdel Fattah al-Sissi, l'homme fort du pays depuis la destitution par l'armée du président islamiste Mohamed Morsi en 2013. Ils discuteront de la lutte antiterroriste et des crises régionales : la Libye, préoccupation majeure de l'Égypte qui partage une longue frontière avec ce pays en plein chaos, ainsi que la Syrie ou le conflit israélo-palestinien.

La France espère également l'appui de l'Égypte dans certains dossiers africains alors que le pays doit prendre le 1er février la présidence de l'Union africaine.

"Il y a des enjeux extrêmement importants notamment au Sahel là où on a besoin de l'aide de l'Union africaine", analyse Pascal Boniface, directeur de l'Institut de relations internationales et stratégiques, joint par France 24. "La France veut réinvestir en Afrique, elle veut un partenariat important, et les bonnes relations entre macron et Sissi pourraient être utiles."

La question des droits de l'homme enfin sur la table ?

Le président français va également "mettre clairement sur la table" les questions très sensibles du respect des droits de l'Homme. "Nous sommes préoccupés par la situation actuelle", a indiqué l'Elysée, où ont été reçues ces derniers jours des ONG.

"Nous attendons des messages forts et des changements en terme de pratique, tout particulièrement sur la question du transfert des armes françaises vers l'Égypte", a déclaré Yves Prigent, d'Amnesty International. Sont mises en cause les ventes de blindés légers qui, selon des ONG, ont été utilisés pour réprimer des opposants.

En octobre 2017, lors de la visite de Abdel Fattah al-Sissi en France, Emmanuel Macron avait refusé de lui "donner des leçons", sur la question des droits de l'homme, provoquant l'indignation d'ONG. Une approche qui a semble-t-il évolué, Paris étant désormais "prêt à assumer publiquement" qu'il a "son mot à dire".

Des contrats commerciaux attendus

Une trentaine d'accords ou de contrats devraient être signés pour un montant de "plusieurs centaines de millions d'euros" dans les domaines des transports (métro du Caire), des énergies renouvelables (parc éolien), de la santé ou de l'agroalimentaire... Une cinquantaine de patrons, dont ceux d'Orange, de la SNCF, d'Engie, seront présents au Caire.

"Le président Sissi cherche à attirer des investissements étrangers, notamment français, en Egypte", indique Mostafa Kamel El Sayed, professeur de sciences politiques.

Confronté à une crise économique aiguë après la révolte de 2011, le pays a obtenu un prêt de 12 milliards de dollars du FMI et mis en place des réformes économiques drastiques.

 

Avec AFP

 

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