Top 14 - 15e journée: fortunes diverses en tête

Paris (AFP) –

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Le trio de tête du Top 14, le plus ponctionné par le XV de France, a vécu des fortunes diverses en l'absence de ses internationaux samedi et dimanche lors de la 15e journée: Clermont a chuté et perdu sa place de leader au profit de Toulouse, vainqueur comme La Rochelle.

. Clermont, l'avertissement

Six êtres vous manquent (Vahaamahina, Iturria, Parra, Lopez, Fofana, Penaud) et... vous chutez. Pour la première fois depuis le 6 octobre, l'ASM a trébuché, samedi à Castres (24-16) après une série de treize succès toutes compétitions confondues. Il n'y a certes rien d'infamant à s'incliner sur le terrain du CO, dos au mur dans la course à la qualification (8e à quatre points de retard sur la 6e place désormais). Et avide de revanche après avoir été étrillé en Auvergne fin octobre (41-6) et battu lors de ses deux précédentes sorties à domicile en championnat (par Agen et Bordeaux-Bègles).

Mais la forme sonne comme un avertissement pour les Clermontois: "On n'a pas mis l'intensité qu'il fallait", a ainsi lâché le directeur sportif Franck Azéma, évoquant un revers au "goût amer". Lequel lui fait perdre sa place symbolique de leader au profit de Toulouse (54 pts), deux longueurs devant après son succès à domicile dimanche contre Grenoble (29-16).

La Rochelle (3e, 46 pts), vainqueur de Montpellier (27-25), en a également profité pour revenir à six longueurs des Auvergnats dans la course aux deux premières places, synonymes de billets pour aller directement en demi-finales.

Pas de panique cependant: ce matelas demeure confortable, et le calendrier des Auvergnats, jusqu'à la fin du Tournoi, est plutôt favorable, avec trois réceptions (Bordeaux-Bègles, Grenoble et Pau) pour un déplacement (Lyon).

. Toulouse, pas d'endormissement

Le Stade Toulousain a lui un programme beaucoup plus copieux d'ici mi-mars et la fin des doublons (déplacements au Racing et à Paris, réceptions de Montpellier et Lyon). Il a donc été bien inspiré de mettre de côté cinq points face aux Isérois en l'absence de ses sept internationaux (Aldegheri, J. Marchand, Dupont, Ntamack, Ramos, Huget et Médard). Même s'ils ont été chahutés pendant une heure, ils ont démontré, comme à Clermont fin décembre (20-20), qu'ils avaient acquis suffisamment de confiance et d'automatismes pour assurer un niveau de performance à peu près constant, quelle que soit l'équipe alignée.

Les Rochelais étaient eux privés de cinq Tricolores (Priso, Bourgarit, Atonio, Alldritt et Doumayrou). Mais ils ont trouvé les ressources nécessaires pour renverser, devant leur public, des Héraultais qui, comme les Tarnais, voulaient réussir un coup pour se rapprocher du wagon des six qualifiés: le MHR, 9e, pointe toujours à huit longueurs de la 6e place.

Et comme un symbole, c'est à la suite d'une mêlée fermée dominatrice, pourtant déplumée de sa première ligne titulaire (Priso, Bourgarit et Atonio), que le Stade Rochelais a inscrit, à cinq minutes de la fin, l'essai synonyme d'une victoire précieuse. Avant un calendrier loin d'être insurmontable d'ici la fin du Tournoi (déplacements à Grenoble, au Racing 92 et à Agen; réception du Stade Français).

. Perpignan, l'enterrement?

La déception est à la mesure des attentes: l'Usap fondait de gros espoirs sur la réception de Pau, autre mal classé, pour enfin décrocher sa première victoire de saison et se relancer dans la course au maintien. Raté, avec une quinzième défaite (30-24) en 15 matches, probablement "celle de trop", comme l'a reconnu le capitaine Tom Ecochard.

Toujours aussi friable en défense et imprécise en attaque, la lanterne rouge accuse toujours treize points de retard sur le 13e et barragiste Agen, qu'il recevra dans deux journées. Mais il est sans doute, donc, déjà trop tard.