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Venezuela : Nicolás Maduro rejette l'ultimatum des Européens

Nicolás Maduros'est affiché dimanche, flanqué de son ministre de la Défense, Vladimir Padrino, à l'occasion d'un défilé militaire au fort de Paramacay, à l'ouest de Caracas.
Nicolás Maduros'est affiché dimanche, flanqué de son ministre de la Défense, Vladimir Padrino, à l'occasion d'un défilé militaire au fort de Paramacay, à l'ouest de Caracas. Miraflores Palace, Handout, Reuters

Nicolás Maduro a rejeté dimanche l'appel de plusieurs pays européens à convoquer des élections dans un délai de huit jours. Le dirigeant vénézuélien s'est déclaré en revanche ouvert au dialogue avec Donald Trump.

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"L'Europe a une position insupportable, révoltante. Elle devrait retirer son ultimatum". Dans un entretien accordé à la chaîne CNN Türk, Nicolás Maduro a rejeté dimanche 27 janvier l'appel de plusieurs pays européens, dont la France, à annoncer dans un délai de huit jours une nouvelle élection présidentielle pour tenter de résoudre la crise politique au Venezuela. "Personne ne nous donne d'ultimatum. Le Venezuela suit son chemin sans l'Europe", a-t-il encore dit.

Samedi, déjà, lors d'une réunion du Conseil de sécurité de l'ONU, le ministre vénézuélien des Affaires étrangères, Jorge Arreaza, avait catégoriquement rejeté l'ultimatum lancé par la France, l'Allemagne, la Grande-Bretagne et l'Espagne menaçant de reconnaître l'opposant Juan Guaido comme président par intérim.

Dans son entretien à CNN Türk, le dirigeant vénézuélien s'est déclaré en revanche prêt au dialogue avec le président américain : "Ce n'est pas impossible que je rencontre Donald Trump. Je lui ai envoyé beaucoup de messages", a-t-il affirmé tout en dénonçant un "complot" des Américains contre son pays.

Les États-Unis ont formellement reconnu Juan Guaido comme président et mercredi, Nicolás Maduro avait annoncé la rupture des relations diplomatiques avec Washington, donnant 72 heures aux représentants américains pour quitter le pays. Les États-Unis avaient répliqué que le dirigeant socialiste n'avait pas l'autorité pour rompre les relations et expulser les diplomates.

Dimanche, John Bolton, conseiller à la sécurité nationale de Donald Trump, a averti que "toute violence et intimidation" au Venezuela contre l'opposition au régime de Nicolás Maduro et au personnel diplomatique américain sur place entraînerait une "réponse significative".

Juan Guaido rejette la proposition de dialogue esquissée par Nicolás Maduro

Dans une interview accordée au quotidien français Le Figaro dans la nuit de samedi à dimanche, Juan Guaido a salué, pour sa part, l'initiative de la France et d'autres pays européens. "Cette prise de position forte est très importante pour nous", dit-il. Prié de dire quand il pourrait être possible d'organiser une élection présidentielle au Venezuela, il répond : "Le plus rapidement possible. Dans deux, trois, six mois, une année... Je ne peux pas vous donner une date, car tout dépend de quand nous pourrons mettre en place un gouvernement de transition."

Quant à la proposition de dialogue esquissée par Nicolás Maduro, Juan Guaido la rejette : "Tout ce qui pourrait donner du temps à un régime assassin ne sera pas acceptable", dit-il. "La solution politique à la crise passe par la fin de l'usurpation du pouvoir, un gouvernement de transition et des élections réellement libres. La seule question est : comment mettre en mouvement ce processus."

La Russie, qui soutient le pouvoir en place à Caracas, a qualifié l'ultimatum européen d'absurde. Le président turc avait exprimé son soutien à Nicolás Maduro dans un entretien téléphonique jeudi.

Israël a annoncé dimanche qu'à la suite des États-Unis, du Canada et de "la plupart des pays d'Amérique latine et de pays en Europe", elle reconnaissait Juan Guaido comme le nouveau dirigeant du Venezuela.

Nicolás Maduro, qui a remporté le scrutin de mai dernier boycotté par l'opposition, a entamé le 10 janvier un second mandat et bénéficie, pour l'instant, du soutien de l'armée, auprès de laquelle il s'est affiché dimanche, flanqué de son ministre de la Défense, Vladimir Padrino, à l'occasion d'un défilé militaire au fort de Paramacay, près de la ville de Valencia, à l'ouest de Caracas.

Avec AFP et Reuters

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