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CHINE

Wang Quanzhang, avocat chinois spécialisé en droits de l'homme, condamné à 4 ans et demi de prison

Des manifestants appellent à la libération de Wang Quanzhang devant le tribunal de Tianjin, le 28 décembre 2018.
Des manifestants appellent à la libération de Wang Quanzhang devant le tribunal de Tianjin, le 28 décembre 2018. Isaac Lawrence, AFP
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Vidéo par : Laure WAGNER
3 mn

Wang Quanzhang, un avocat spécialisé en droits de l'homme, a été condamné lundi à quatre ans et demi de prisons. Son procès pour "subversion" s'était tenu à huis-clos fin décembre et sous haute surveillance.

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Le verdict a été annoncé, lundi 28 janvier, par le tribunal de Tianjin, dans le nord-est de la Chine : quatre ans et demi de prison pour Wang Quanzhang, un avocat spécialisé en droits de l'homme. Son épouse, qui n'a pas pu assister au procès en décembre dernier, a interdiction de quitter Pékin.

"Je respecte et soutiens tous les choix qu'a fait Wang Quanzhang. Je continuerai de défendre les droits de Wang Quanzhang", a-t-elle écrit sur Twitter. Pour le défendre, elle avait effectué une marche de 100 km de Pékin à Tianjin, se rasant le crâne pour protester contre le traitement qui lui est réservé. Elle a également régulièrement déposé des requêtes auprès de la Cour suprême populaire.

>> À lire : En Chine, un avocat jugé à huis clos au nom du "secret d'État"

Me Quanzhang, 42 ans, a défendu des militants politiques, des membres de la secte interdite Falungong et des paysans dépossédés de leurs terres. Il est porté disparu depuis août 2015, époque d'une opération de répression à grande échelle des militants des droits de l'homme. Il a été formellement inculpé de subversion en janvier 2016 – passible d'une peine de prison à vie, a souligné l'organisation Amnesty International, qui dénonce une "mascarade cruelle" et un "faux procès".

Ridicule

L'avocat est accusé d'avoir travaillé avec Peter Dahlin, un défenseur des droits suédois détenu en Chine pendant trois semaines avant d'être expulsé en 2016, ainsi qu'avec d'autres personnes pour "entraîner des forces hostiles" et fournir des
rapports sur la Chine à des éléments étrangers. Il est également accusé d'avoir déformé les faits dans ses déclarations sur Internet à propos d'un homicide par un policier dans le Heilongjiang en 2014 ainsi que sur les "sectes" qu'il a
défendues.

Pour Wang Yaqiu, militant de l'ONG Human Rights Watch à Hong Kong, le verdict tourne en ridicule la volonté affichée par le président chinois, Xi Jinping, de respecter l'État de droit.

Avec AFP

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