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Dans la presse

Manifestations des Gilets jaunes : "Les 'gueules cassées' demandent des comptes"

France 24

À la une de la presse, ce lundi 28 janvier, un entretien avec le président autoproclamé du Venezuela, Juan Guaido, la visite d'Emmanuel Macron en Égypte, où l'opposition au maréchal Sissi est réprimée, la colère des Gilets jaunes contre les méthodes des forces de l'ordre en France, où des manifestations de "foulards rouges" et de militants écologistes ont également eu lieu ce week-end.

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À la une de la presse, ce matin, l’entretien du journal français Le Figaro avec le chef de l’opposition et président autoproclamé du Venezuela, Juan Guaido, toujours déterminé à renverser Nicolas Maduro.

Joint par téléphone dans la nuit de samedi à dimanche, le président de l’Assemblée repousse toute idée de dialogue avec l’héritier d’Hugo Chavez, qui aurait "usurpé le pouvoir", selon lui. "Nous vivons dans une dictature qui a rompu avec l’ordre constitutionnel", accuse Juan Guaido, qui demande "la fin de l’usurpation du pouvoir, un gouvernement de transition, et des élections réellement libres", et tend la main aux militaires, qui soutiennent, pour le moment, Nicolas Maduro. Juan Guaido "promet le retour à la démocratie", annonce Le Figaro, en appelant "le monde libre" à le soutenir, à ne "pas fléchir" – un appel initié par Donald Trump, dont le journal affirme qu’il avait "planifié sa partie d’échecs avec Maduro" et "assuré Guaido de son soutien s’il se proclamait président". Le journal révèle que le chef de l’opposition s’était rendu incognito à Washington le mois dernier, pour y rencontrer, notamment, John Bolton, le conseiller à la sécurité nationale de Donald Trump.

L’Union européenne demande, elle, la convocation d’élections libres, "dans les prochains jours", au Venezuela. D’après The Independent, l’Espagne, la France, l’Allemagne et le Royaume-Uni donnent "huit jours" à Nicolas Maduro pour organiser ces élections, faute de quoi ils reconnaîtront Juan Guaido président du Venezuela. Ces pressions diplomatiques interviennent à un moment où des "fissures" commenceraient à apparaître au sein de l’armée vénézuélienne, d’après El Periodico. Le journal catalan rapporte que l'attaché militaire du Venezuela à Washington a déclaré, samedi, qu'il ne reconnaissait plus Nicolas Maduro comme le président légitime et appelé ses "frères militaires" à soutenir Juan Guaido.Nicolas Maduro peut quant à lui compter sur Moscou, dont il est le seul allié stratégique dans la région. Le journal russe Kommersant évoque une crise vénézuélienne devenue "une crise globale", et la dénonciation, par la Russie, de "l’ingérence" occidentale dans "les affaires internes du Venezuela".

À la une également ce matin, la visite d’Emmanuel Macron en Égypte, pour "renforcer le partenariat stratégique" avec Le Caire. Ce déplacement de trois jours est l'un des rares à avoir été maintenu en ce début d'année, à cause de la crise des Gilets jaunes, et a débuté, dimanche, par une visite des temples d’Abou Simbel, d’après Al-Masry Al-Youm. Si le quotidien égyptien ne s’étend pas sur les détails des discussions prévues entre Emmanuel Macron et le président Sissi, Le Figaro décrypte "l'alliance stratégique" entre la France et l’Égypte, considérée comme un pôle de stabilité et de modération dans la région, malgré les critiques des ONG sur les violations des droits de l'Homme dans le pays. Le président français va "vraisemblablement" aborder cette question lors de sa visite, d’après le journal, qui explique que "la France s’inquiète de voir la répression anti-jihadiste et anti-Frères musulmans s’étendre aux milieux de la société civile exprimant de simples désaccords" avec le gouvernement. Liba Attalah, la rédactrice en chef du "dernier média libre d’Égypte", le site d’information Mada Masr, témoigne de cette répression dans les colonnes du journal La Croix et dénonce le soutien des Européens au régime du président Sissi. "Les pays européens font fausse route en pensant que soutenir une dictature comme la nôtre va apporter une stabilité à la région", prévient-elle.

Depuis Le Caire, Emmanuel Macron a évoqué des "phénomènes plus profonds" que sa seule politique, pour expliquer la crise des Gilets jaunes, en France. "L'heure des mea culpa est bel et bien terminée. Alors que le grand débat est lancé et que le gouvernement a adopté un plan de relance (de) 10 milliards d’euros, Emmanuel Macron souhaite désormais prendre de la hauteur", d’après Le Monde, qui annonce que "le chef de l’État est prêt à quelques concessions", à condition qu’elles "ne touchent pas au fondement de sa politique économique".

Cette position risque de ne pas calmer la colère des Gilets jaunes, qui dénoncent, de plus en plus, les méthodes des forces de l’ordre, l’emploi de grenades explosives et de lanceurs de balles de défense, les LBD-40. "Pas un samedi de mobilisation sans que la liste des blessés, Gilets jaunes ou observateurs, ne s’allonge", accuse L'Humanité, en présentant ces blessés comme des "gueules cassées", un terme qui renvoie aux mutilés de la Première Guerre mondiale.

Les Gilets jaunes n’étaient pas les seuls à manifester ce week-end en France. Après l’acte XI des Gilets jaunes, près de 10 000 "foulards rouges" ont marché à Paris dimanche. D’après 20 Minutes, des manifestants qui se disent "apolitiques", appellent à la défense de la démocratie et des instituions, menacée selon eux par les Gilets jaunes. Des rassemblements ont aussi eu lieu dans toute la France pour la défense de l’environnement – des manifestants "unis pour la planète", selon Midi Libre.

 

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