Accéder au contenu principal

Facebook annonce de "nouveaux outils" de lutte contre les ingérences en vue des européennes

Facebook est particulièrement sous pression, ayant été la cible de vives critiques pour ne pas avoir su détecter des campagnes de manipulation de l'électorat américain lors de la présidentielle de 2016.
Facebook est particulièrement sous pression, ayant été la cible de vives critiques pour ne pas avoir su détecter des campagnes de manipulation de l'électorat américain lors de la présidentielle de 2016. Archives Dado Ruvic, Reuters

Facebook a annoncé lundi le lancement de "nouveaux outils" pour lutter contre les ingérences lors des élections européennes. Le réseau social répond ainsi à l’appel à la mobilisation contre la désinformation lancé par la Commission européenne.

PUBLICITÉ

Sous le feu des critiques pour n’avoir pas su protéger l’utilisation des données de ses utilisateurs à des fins électorales, Facebook veut mieux faire. Le réseau social a annoncé lundi 29 janvier à Bruxelles le lancement, fin mars, de "nouveaux outils" pour lutter contre les ingérences lors des élections européennes fin mai 2019, tentant de répondre aux craintes exprimées notamment par la Commission européenne.

Nick Clegg, directeur mondial des affaires publiques du géant américain, a promis le lancement "à la fin de mars de nouveaux outils pour aider à prévenir l'ingérence dans les prochaines élections et rendre la publicité politique sur Facebook plus transparente".

L'ancien vice-Premier ministre britannique répond ainsi à l'appel à la mobilisation contre la désinformation, lancé début décembre par la Commission européenne.

Réputation ternie

Parmi les géants d'internet, Facebook est particulièrement sous pression, ayant été la cible de vives critiques pour ne pas avoir su détecter des campagnes de manipulation de l'électorat américain lors de la présidentielle de 2016, attribuées à la Russie.

L'affaire Cambridge Analytica, le scandale récent de l'exploitation de données d'utilisateurs de Facebook à leur insu pour des fins politiques, a également terni sa réputation.

Devant des journalistes à Bruxelles, Nick Clegg a expliqué que tous ceux qui voudraient faire campagne et publier des publicités sur Facebook devraient y être autorisés par le groupe.

"Nous afficherons une clause de non-responsabilité (avec la mention) 'payée par' sur ces publicités", a-t-il ajouté.

"Toutes les annonces politiques seront conservées dans une bibliothèque consultable par le public pendant une période maximale de sept ans", a précisé le directeur des affaires publiques de Facebook.

"Travail vital"

Pour "coordonner ce travail vital", il a annoncé "la mise en place d'un centre d'opérations axé sur l'intégrité des élections, basé à Dublin, ce printemps".

"Je suis contente d'apprendre que Facebook est en train de lancer de nouveaux outils et s'engage en faveur de la protection de la vie privée, mais j'aimerais moins de rhétorique ou d'excuses et davantage d'actions concrètes, particulièrement lorsqu'il s'agit de désinformation et de protéger les élections des manipulations", a réagi la commissaire européenne à la Justice Vera Jourova.

Nick Clegg, qui a travaillé à la Commission européenne et a été eurodéputé dans le passé, a déclaré que Facebook encourageait désormais les gouvernements et l'UE à une meilleure régulation d'internet.

Avec AFP

 

Cette page n'est pas disponible.

Il semblerait qu'il y ait une erreur de notre côté et que cette page ne soit pas disponible. Nos équipes vont se pencher sur la question pour résoudre ce problème au plus tôt.