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Dans la presse

Limitation de vitesse à 80 km/h : "Ralentir ou mourir, il faut choisir"

France 24

À la une de la presse, ce mardi 29 janvier, la rencontre, hier au Caire, entre Emmanuel Macron et Abdel Fattah al-Sissi, les partis en ordre de marche pour les européennes – auxquelles participe une liste de Gilets jaunes, le débat sur la limitation de la vitesse à 80 km/h en France, et une drôle de remise de prix aux Émirats arabes unis.

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À la une de la presse, la visite d’Emmanuel Macron en Égypte, où le président français a rencontré, lundi, son homologue Abdel Fatah al-Sissi.

La rencontre entre les deux dirigeants fait la une du journal libanais L'Orient-Le Jour, qui rapporte qu’Emmanuel Macron a déclaré, devant le président égyptien, que la "stabilité" d’un pays allait de pair avec "le respect des libertés de chacun et d’un État de droit". Des propos qui ont "agacé" Abdel Fattah al-Sissi, rapporte Libération, qui rappelle que le président français avait été critiqué pour son mutisme sur ce sujet des droits de l’Homme lors de la visite de son homologue égyptien en France, en 2017. "Face à Sissi, Macron retrouve sa langue", se réjouit le journal, en évoquant la "diatribe" du président égyptien après les déclarations d’Emmanuel Macron, auquel il a répliqué que l'Égypte n’est pas "comme l’Europe ou comme l’Amérique" et qu'"on ne peut pas imposer à toutes les sociétés un seul chemin".

Le plaidoyer d'Abdel Fattah al-Sissi en faveur de sa propre politique occupe la une de toute la presse égyptienne, notamment du journal Ahram, qui cite ses déclarations sur la façon dont il exercerait sa mission "par la volonté des Égyptiens", ou sur la différence à faire "entre la liberté d'expression et ce qui relève de la destruction des pays", destruction qui relèverait, entre autres, selon lui, des "blogueurs" qui le critiquent. "La liberté d’expression existe en Égypte, et le droit de manifester aussi", assure de son côté Al-Masry Al-Youm qui cite, là encore, le président Abdel Fattah al-Sissi.

Lors de leur conférence de presse commune, Emmanuel Macron a aussi évoqué la crise des Gilets jaunes en France, et "déploré" que onze personnes aient perdu la vie depuis le début de la mobilisation. D’après Politico, ce mouvement, qui était supposé "tuer Emmanuel Macron", "pourrait finir par le renforcer", et même contribuer à une victoire de la majorité présidentielle, La République en marche, aux européennes de mai. En attendant, l’opposition se met en ordre de bataille, notamment chez les Républicains, dont le patron, Laurent Wauquiez, a choisi de mettre en piste un trio formé par François-Xavier Bellamy, Agnès Evren et Arnaud Danjean, trois personnalités pour "sortir du face-à-face Macron-Le Pen", d’après Le Figaro, qui juge cette "affiche séduisante". Nettement moins convaincu, L'Opinion s’interroge sur le choix de François-Xavier Bellamy, dont les positions très conservatrices, notamment sur l’avortement et le mariage pour tous, auxquels il est opposé, risque de refroidir un partie de l’électorat LR. À voir aussi avec le dessin de Kak : "Tu serais tête de liste, et après tu connais le principe, on alterne, homme, femme", explique Wauquiez. "Oui : un papa, une maman, un papa", répond Bellamy, en reprenant le slogan de la Manif pour tous.

Les européennes, auxquelles une partie des Gilets jaunes veut aussi participer. Le Huffington Post fait toutefois état de plusieurs difficultés pour la constitution de la liste emmenée par Ingrid Levavasseur. Daprès le site, le directeur de campagne et le candidat en huitième position ont décidé de jeter l’éponge, alors que cette liste elle-même est très contestée par d’autres Gilets jaunes, qui estiment qu’elle a été formée sans leur accord, et/ou ne veulent pas participer à ces élections, ni se désigner des représentants.

Certains des Gilets jaunes réclament, eux, la fin de la limitation de vitesse à 80 km/h sur le réseau routier secondaire. Défendue par le Premier ministre Édouard Philippe, qui annonce une baisse record du nombre de morts sur les routes depuis sa mise en place, en juillet dernier, cette mesure pourrait finalement être assouplie, d’après Midi Libre, qui rapporte que le gouvernement "envisagerait de permettre aux présidents des conseils départementaux d'être plus flexibles". Cette perspective indigne Libération. "Ralentir ou mourir, il faut choisir", prévient le journal, qui voit dans ce possible assouplissement le résultat d’une "insurrection démagogique". "La conclusion globale de tous les experts sérieux", c’est que "la vitesse tue, (et que) sa diminution épargne des vies", rappelle Libé. "Autrement dit, la pression exercée par une partie des Gilets jaunes sur le gouvernement pour favoriser les excès de vitesse n’est pas seulement archaïque et absurde. Elle est criminelle."

Avant de nous dire à plus tard, je vous propose de jeter à nouveau un cil au Huffington Post, qui fait état d’une opération de communication qui a un peu raté son but : la remise des prix de l’égalité des genres par les Émirats arabes unis, le week-end dernier. Censés récompenser les personnalités et les initiatives en faveur de l’égalité des genres, ces prix ont été remis exclusivement à des hommes. "Une situation certes ironique mais qui n'est pas inédite dans cette région du monde", d’après le site, qui évoque l’organisation, il y a quelques années, d’une conférence semblable, sur les droits des femmes, en Arabie saoudite… à laquelle avaient uniquement participé des hommes.

 

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