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La Cour suprême du Venezuela interdit à Juan Guaido de quitter le territoire

Juan Guaido à Caracas, le 29 janvier 2019.
Juan Guaido à Caracas, le 29 janvier 2019. Yuri Cortez, AFP

La Cour suprême du Venezuela a interdit, mardi, à Juan Guaido, l'opposant qui s'est auto-proclamé président, de quitter le territoire. Elle a également ordonné le gel de ses comptes bancaires ainsi que le lancement d’une enquête à son sujet.

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À la veille de nouvelle manifestations au Venezuela, la pression est montée d’un cran supplémentaire, mardi 29 janvier. La Cour suprême a interdit à Juan Guaido, l’opposant qui s’est auto-proclamé président par intérim la semaine dernière, de quitter le territoire. Elle a également ordonné le gel de ses comptes bancaires ainsi que le lancement d’une enquête à son sujet.

>> À lire : "Nous sommes face à une dictature", entretien de Juan Guaido sur France 24

Cette décision fait suite à une requête effectuée plus tôt dans la journée par le procureur général vénézuélien, Tarek Saab. Le parquet accuse Juan Guaido d'avoir aidé des pays étrangers à interférer dans les affaires internes du Venezuela.

Les États-Unis ont réagi par la voix de John Bolton, conseiller à la Sécurité nationale de la Maison Blanche, à la requête de Tarek Saab. L'Américain a déclaré que ceux qui "tenteraient de saper la démocratie et de nuire à Guaido" feraient face à de "graves conséquences". John Bolton a également décrit Tarek Saab comme "l'illégitime ancien procureur général du Venezuela".

Au moins 40 morts dans les violences

Juan Guaido a déclaré mardi qu'il ne sous-estimait pas les risques pour lui d'être emprisonné, comme l'ont été de nombreux représentants de l’opposition. En tant que parlementaire, il dispose d'une immunité que seule la Cour suprême – loyale envers le président contesté Nicolás Maduro – pouvait lever.

Le Kremlin a déclaré mardi qu'il ferait tout ce qui est nécessaire pour soutenir Nicolás Maduro après que Washington a annoncé des sanctions visant la compagnie pétrolière publique vénézuélienne PDVSA, avec un risque pour les capacités du Venezuela à rembourser sa dette.

>> À lire : Venezuela : Nicolás Maduro conserve le soutien de l'armée et accuse Washington

Selon le Haut Commissariat de l'ONU aux droits de l'Homme, les violences au Venezuela ont fait au moins 40 morts la semaine dernière dont 26 victimes de tirs des forces pro-gouvernementales.

Avec Reuters

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