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France 2: Bolloré demande à revenir devant le tribunal de commerce

Vincent Bolloré le 19 avril 2018 à Paris
Vincent Bolloré le 19 avril 2018 à Paris AFP/Archives
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Paris (AFP)

Le groupe de Vincent Bolloré a demandé mercredi en appel la tenue d'un nouveau procès contre France Télévisions devant le tribunal de commerce de Paris, après la diffusion d'une enquête-portrait de l'homme d'affaires.

Le groupe demandait dans cette procédure 50 millions d'euros pour ce reportage de 2016, couronné du prix Albert Londres, pour lequel il accuse France Télévisions de l'avoir "dénigré".

Le tribunal de commerce de Paris a débouté Vincent Bolloré en juin 2018, se déclarant "incompétent" au profit du tribunal de grande instance de Nanterre, qui a déjà jugé que ce reportage de France 2 n'était pas diffamatoire.

Vincent Bolloré a fait appel et l'affaire sera rejugée le 12 février à Versailles. Une troisième procédure est en cours au Cameroun.

Mercredi, devant la cour d'appel de Paris, l'avocat de l'homme d'affaires a maintenu son accusation de "dénigrement". Selon maître Didier Malka, France Télévisions "fait passer l'idée" dans ce documentaire "que son concurrent Canal+ ne peut plus délivrer l'information, car on y pratique la censure".

L'avocat a également pointé un manquement de France Télévisions à "ses obligations déontologiques".

Dans le reportage, les journalistes retracent le parcours de l'industriel, de la reprise de la fabrique familiale de papier à cigarettes en Bretagne à la construction de son empire, en passant par la reprise en main de Canal+.

L'avocate de France Télévisions, maître Juliette Félix, a défendu un reportage "sérieux, équilibré, rigoureux".

L'avocate a accusé la société Bolloré d'avoir "sciemment saisi le mauvais tribunal" pour "envoyer un signal très fort à tous les éditeurs de presse (...) qui voudraient se frotter à l'actualité de Vincent Bolloré en Afrique".

La cour d'appel rendra sa décision le 27 mars.

"Je ressens une forme de lassitude", a regretté devant le tribunal un des auteurs du reportage, le journaliste Tristan Waleckx. "C'est la 15e fois en deux ans qu'un tribunal va devoir se prononcer sur un journaliste attaqué par Vincent Bolloré".

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