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La justice valide l'arrêt des soins de Vincent Lambert

Le CHU de Reims, le 27 juin 2015, où est alité Vincent Lambert.
Le CHU de Reims, le 27 juin 2015, où est alité Vincent Lambert. François Nascimbeni, AFP

Le tribunal administratif de Châlons-en-Champagne a ouvert la voie jeudi à l'arrêt des soins pour Vincent Lambert, dans un état végétatif depuis 10 ans, voulue par le CHU de Reims. Ses parents devraient faire appel devant le Conseil d'État.

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Nouvelle décision dans l'affaire Vincent Lambert, mais sûrement pas encore la fin du feuilleton judiciaire. Le tribunal administratif de Châlons-en-Champagne (Marne) a confirmé, jeudi 31 janvier, "l'obstination déraisonnable" faite à Vincent Lambert, dans un état végétatif depuis dix ans, ouvrant ainsi la voie à la procédure d'arrêt des soins voulue par le CHU de Reims.

"Il résulte (...) que le maintien des soins et traitements constitue une obstination déraisonnable" et "que la volonté de Vincent Lambert de ne pas être maintenu en vie dans l'hypothèse où il se trouverait dans l'état qui est le sien depuis dix ans, est établie", affirme l'ordonnance dont l'AFP a obtenu copie.

>> À voir : Jean-Luc Romero : "Légaliser l'euthanasie, la décision la plus humaniste qui soit"

Les parents du patient, fermement opposés à sa fin de vie par arrêt des traitements, avaient déposé une requête en urgence, pour tenter de suspendre la décision collégiale du CHU, prise le 9 avril 2018.

État "irréversible" du patient

Mais le Dr Vincent Sanchez a eu raison de retenir que "le maintien des soins et traitements qui sont prescrits à Vincent Lambert, dont l'alimentation et l'hydratation font partie, n'a pour effet que le seul maintien artificiel de la vie du patient", poursuit cette ordonnance de référé.

L'état "irréversible" du patient tétraplégique de 42 ans, père de famille, a été souligné par deux expertises judiciaires, en 2014 puis en 2018.

Dans ces conditions, la décision du médecin n'est "pas contraire aux prescriptions" posées par la loi Claeys-Leonetti sur la fin de vie, reprises dans le Code de la santé publique, a souligné le tribunal administratif dans un communiqué dans l'après-midi.

La mise en œuvre effective de l'arrêt des soins demeure cependant incertaine : les parents du patient avaient en effet annoncé qu'ils feraient appel devant le Conseil d'État si leur requête était rejetée.

Avec AFP

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