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Le Liban a un nouveau gouvernement après huit mois de blocage

Le Premier ministre libanais Saad Hariri s'est adressé aux médias après avoir annoncé la composition du nouveau gouvernement à Beyrouth, le 31 janvier 2019.
Le Premier ministre libanais Saad Hariri s'est adressé aux médias après avoir annoncé la composition du nouveau gouvernement à Beyrouth, le 31 janvier 2019. Anwar Amro, AFP

Le Liban s'est doté jeudi d'un nouveau gouvernement dirigé par le Premier ministre sortant Saad Hariri, au terme de plus de huit mois de tractations sur fond de divisions politiques et de craintes d'une crise économique aiguë.

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La formation du nouveau gouvernement libanais, qui comprend 30 ministres dont quatre femmes, sous l'égide du Premier ministre Saad Hariri, a été dévoilée par un haut fonctionnaire jeudi 31 janvier lors d'une conférence de presse au Palais présidentiel de Baabda, à Beyrouth.

Les ministères de l'Intérieur et de l'Énergie ont été confiés à des femmes, une première au Liban. Le ministre des Affaires étrangères, Gebran Bassil, qui est aussi le gendre du président Michel Aoun, conserve son poste, tout comme le ministre des Finances, Ali Hassan Khalil.

>> Voir aussi : Saad Hariri : "Quelques pays créent des divisions dans le monde"

"Nous sommes face à des défis économiques, financiers, sociaux et administratifs", a lancé Saad Hariri en conférence de presse, dans un pays où l'économie souffre notamment des répercussions de la guerre en Syrie voisine. Le Liban est aussi habitué aux coupures d'électricité quotidiennes, aux pénuries d'eau et à une crise de gestion des déchets ménagers.

Les principales forces politiques du pays sont représentées au gouvernement, notamment le Courant patriotique libre (CPL) du président Aoun, ou encore son allié, le Hezbollah. À l'issue des législatives de mai 2018, les premières du pays en près d'une décennie, Saad Hariri avait été rapidement reconduit à son poste et chargé de former un nouveau gouvernement.

Tractations ardues

Les tractations ardues sur la répartition des portefeuilles auront retardé de plus de huit mois la formation de cette nouvelle équipe ministérielle. "C'était une période politique difficile, surtout après les élections, et nous devons tourner la page et nous mettre au travail", a souligné le Premier ministre.

Pays multiconfessionnel, le Liban est régi par un système politique complexe visant à garantir un équilibre fragile entre les différentes communautés et les grands partis qui les représentent. L'ultime point de contentieux concernait la représentation au gouvernement de six députés musulmans sunnites, opposés à Saad Hariri et alliés au Hezbollah chiite.

Désormais, le gouvernement devra parachever sa déclaration de politique générale dans un délai constitutionnel de 30 jours.

Avec AFP

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