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Juan Guaido appelle à des manifestations samedi, jour des 20 ans du chavisme au Venezuela

Juan Guaido s'adresse à ses partisans, le 23 janvier 2019.
Juan Guaido s'adresse à ses partisans, le 23 janvier 2019. Federico Parra, AFP

Les Vénézuéliens sont appelés à descendre dans la rue, samedi, jour anniversaire des 20 ans du chavisme. De nouvelles manifestations organisées à l'appel du président autoproclamé Juan Guaido pour réclamer "des élections libres".

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Juan Guaido espère qu’elle sera "la plus grande marche du Venezuela et de l'histoire de notre continent". Le président du Parlement, "président en exercice" autoproclamé depuis le 23 janvier, a appelé les Vénézuéliens à des nouvelles manifestations, samedi 2 février, pour demander "des élections libres".

"Nous devons tous descendre dans les rues au Venezuela et dans le monde entier avec un objectif clair : accompagner l'ultimatum qu'ont donné les membres de l'Union européenne (UE)", a-t-il déclaré.

Juan Guaido avait appelé dimanche dernier ses concitoyens à descendre dans la rue samedi à l’occasion du jour anniversaire des 20 ans de la "révolution bolivarienne", du nom du héros de l'indépendance Simon Bolivar. Cet anniversaire marque l'investiture, le 2 février 1999, du président socialiste Hugo Chavez (1999-2013), aujourd'hui décédé et dont se réclame Nicolás Maduro.

Appel à de nouvelles élections

Washington, qui avait immédiatement reconnu avec plusieurs de ses alliés l'autorité de Juan Guaido, a appelé jeudi l'UE à faire de même alors que le Parlement européen a reconnu l'opposant comme président par intérim.

Six pays de l'UE – Espagne, France, Allemagne, Royaume-Uni, Portugal et Pays-Bas– ont donné à Nicolás Maduro jusqu'à dimanche pour convoquer des élections, faute de quoi ils reconnaîtront Juan Guaido comme président.

Globalement, les 28 membres de l'UE ont menacé le Venezuela "de nouvelles mesures" si une élection présidentielle n'était pas convoquée "dans les prochains jours".

Soutenu par la Russie, la Chine, la Corée du Nord, la Turquie ou encore Cuba, Nicolás Maduro rejette l'ultimatum européen et accuse les États-Unis d'orchestrer un coup d'État.

Main tendue à Pékin et Moscou

Juan Guaido a tendu la main à la Chine et à la Russie jeudi. Dans un entretien à Reuters, le président du Parlement vénézuélien a affirmé qu’un changement de gouvernement au Venezuela serait profitable à Pékin et Moscou, les deux principaux créanciers de Caracas.

"Ce qui convient le mieux à la Russie et la Chine, ce sont la stabilité du pays et un changement de gouvernement", a-t-il déclaré de son domicile de Caracas. "Maduro ne protège pas le Venezuela, il ne protège les investissements de personne, et il n'est pas une bonne affaire pour ces pays-là", a-t-il ajouté.

Le Kremlin a dit n'avoir reçu aucun message. "Quand nous l'aurons reçu, nous l'étudierons", a déclaré Dmitri Peskov, porte-parole de la présidence russe, qui a rappelé que la Russie ne reconnaissait pas Guaido comme président.

À Pékin, le porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères a déclaré que la Chine maintenait "des contacts étroits avec toutes les parties par différents moyens". "Nous pensons que quelle que soit la manière dont la situation évoluera, la coopération entre la Chine et le Venezuela n'en souffrira pas", a déclaré Geng Shuang.

Avec AFP et Reuters

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