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Au Cameroun, l'opposition renonce à manifester samedi

Photo d'archive de l'opposant camerounais Maurice Kamto, chef du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (MRC), prise le 30 septembre 2018.
Photo d'archive de l'opposant camerounais Maurice Kamto, chef du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (MRC), prise le 30 septembre 2018. Marco Longari, AFP

Le parti d'opposition camerounaise MRC renonce à manifester samedi 2 février, sans préciser les raisons de cette annulation. Le préfet avait exhorté les organisateurs à ne pas descendre dans la rue, pour "la préservation de l'ordre public".

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Le Mouvement pour la renaissance du Cameroun (MRC), parti de l'opposition camerounaise, a décidé d'annuler des manifestations prévues samedi 2 février dans plusieurs villes du Cameroun, destinées à réclamer la libération de Maurice Kamto, arrêté lundi. "Le MRC ne manifestera pas aujourd'hui", a affirmé à l'AFP Emmanuel Simh, l'un des vice-présidents du MRC, sans vouloir en dire plus sur les raisons de cette décision.

Les manifestations prévues dans la capitale Yaoundé avaient été interdites par le préfet de région qui, pour "la préservation de l'ordre public", avait demandé à leurs organisateurs d'y renoncer.

Maurice Kamto, président du MRC et principal opposant au Cameroun depuis la présidentielle d'octobre 2018, a été arrêté lundi, deux jours après une vague de manifestations de son parti non autorisées dans plusieurs villes du Cameroun, dont Yaoundé et la capitale économique Douala. Samedi, il était toujours détenu au Groupement spécial d'opérations (GSO), unité d'élite de la police, selon M. Simh.

Au Cameroun, des journalistes dénoncent les agressions et les arrestations qui les visent

Maurice Kamto est accusé de "rébellion", "incitation à l'insurrection", "attroupement", "hostilité à la patrie", "trouble à l'ordre public, association de malfaiteurs", selon ses avocats. Les 200 personnes qui ont été interpellées il y a une semaine, selon le parti, font l'objet d'enquêtes préliminaires pour les mêmes infractions.

Le Conseil national de la Communication (CNC), l'organe de régulation du secteur, avait noté jeudi une montée des "appels à la sédition ou d'incitations à la haine tribale" dans les médias et sur les réseaux sociaux. Il avait appelé "l'ensemble des acteurs du secteur médiatique à faire preuve de professionnalisme et de responsabilité dans la collecte, le traitement et la diffusion des informations destinées à l'opinion publique".

Depuis l'annonce des résultats de la présidentielle, fin octobre, plusieurs manifestations non autorisées ont été organisées par le MRC contre ce qu'il qualifie de "hold-up électoral".

Maurice Kamto, avocat, ancien ministre de la Justice et ex-candidat du MRC, est arrivé deuxième (14,23 % des suffrages) derrière Paul Biya, réélu pour un septième mandat consécutif avec 71,2 % des voix, selon les résultats du Conseil constitutionnel.

Avec AFP

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