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En RD Congo, Martin Fayulu réclame "la vérité des urnes" et appelle à une "resistance pacifique"

Candidat d'opposition à l'élection présidentielle congolaise, Martin Fayulu a réuni ses partisans le 2 février 2019 à Kinshasa.
Candidat d'opposition à l'élection présidentielle congolaise, Martin Fayulu a réuni ses partisans le 2 février 2019 à Kinshasa. John Wessels, AFP

En RD Congo, l'opposant politique à Félix Tshisekedi, Martin Fayulu, a réuni samedi une foule de partisans à Kinshasa pour dénoncer un "putsch électoral", appeler à une "résistance pacifique" et exiger "la vérité des urnes".

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Martin Fayulu, candidat de l'opposition à la présidentielle congolaise, recalé face à Félix Tshisekedi devenu nouveau chef de l'État de la République démocratique du Congo, repousse la main tendue par le gouvernement en place. "Il faut d'abord la vérité des urnes", a-t-il répondu aux interrogations de la presse sur une possible réconciliation avec le nouveau président qui lui a rendu hommage lors de son discours d'investiture le 24 janvier.

"Je n'ai pas de problème avec Félix Tshisekedi. C'est mon frère. Ce n'est pas tant lui, c'est ceux qui l'ont nommé, ceux qui veulent aller contre la volonté du peuple", a déclaré samedi 2 février Martin Fayulu à la presse à l'issue de son discours en lingala devant la foule réunie dans le quartier populaire de Ndjili, à Kinshasa. Plus de 20 000 personnes étaient présentes, selon les organisateurs.

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Durant son discours, Martin Fayulu a appelé ses troupes à la "résistance pacifique" alors que certains parmi la foule réclament l'usage des armes. Les affiches proclamaient : "Martin Fayulu président réellement élu", "vérité des urnes", "Kabila et Tshisekedi, voler n'est pas bien", à l'unisson de Martin Fayulu qui dénonce un "putsch électoral" du président sortant avec la complicité du vainqueur.

La Cour constitutionnelle a proclamé la victoire de l'autre opposant Félix Tshisekedi à l'issue de l'élection présidentielle du 30 décembre dans le plus grand pays d'Afrique centrale. Félix Tshisekedi a officiellement pris la succession du président sortant Joseph Kabila, qui conserve une large majorité à l'Assemblée nationale.

>>À lire : Félix Tshisekedi début son mandat dans l'ombre de Joseph Kabila

Martin Fayulu n'a plus de recours juridique en vertu de la loi congolaise, après le rejet de son recours devant la Cour constitutionnelle."Nous allons continuer auprès des instances internationales", a déclaré le candidat malheureux, sans autre précision. Les principaux partenaires africains et européens de la RD Congo ont salué chaleureusement ou bien ont froidement "pris acte" de l'élection de M. Tshisekedi.

Martin Fayulu, candidat de la coalition Lamuka, était soutenu par deux poids lourds de l'opposition vivant en Belgique, Moïse Katumbi et Jean-Pierre Bemba, relativement discrets depuis l'arrêt de la Cour constitutionnelle il y a deux semaines. Martin Fayulu s'est cependant affiché pendant la réunion publique du samedi 2 février avec deux de leurs proches, Pierre Lumbi et Fidèle Babala.

Avec AFP

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