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Venezuela : Juan Guaido reconnu "président en charge" par plusieurs pays européens

Juan Guaido à Caracas, le 2 février 2019.
Juan Guaido à Caracas, le 2 février 2019. Juan Barreto, AFP

De l'Espagne au Royaume-Uni en passant par la France, plusieurs pays européens ont reconnu lundi le chef du Parlement vénézuélien, Juan Guaido, comme "président en charge" pour mener à bien l'organisation d'une élection présidentielle anticipée.

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Après l'expiration de l'ultimatum de plusieurs pays européens au président Nicolás Maduro, plusieurs responsables politiques ont clarifié, lundi 4 février, leur position quant à la situation actuelle au Venezuela.

À commencer par Emmanuel Macron, qui a écrit sur Twitter : "Les Vénézuéliens ont le droit de s’exprimer librement et démocratiquement. La France reconnaît Juan Guaido comme 'président en charge' pour mettre en œuvre un processus électoral. Nous soutenons le Groupe de contact, créé avec l’UE, dans cette période de transition".

Une position défendue plus tôt, lundi matin, par le ministre des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, qui a déclaré sur France Inter que Juan Guaido "a la légitimité pour organiser des élections" présidentielles.

Plusieurs pays européens comme l'Allemagne, l'Espagne, le Royaume-Uni, la Suède et le Danemark ont aussi reconnu, lundi, Juan Guaido comme président par intérim.

"Le gouvernement espagnol annonce reconnaître officiellement le président de l'Assemblée du Venezuela, M. Guaido, comme président en charge du Venezuela", a déclaré le chef du gouvernement espagnol Pedro Sanchez, en appelant M. Guaido à convoquer des élections présidentielles "dans le plus bref délai possible".

"Nicolas Maduro n'a pas appelé à une élection présidentielle dans les huit jours, comme nous l'avions demandé", écrit Jeremy Hunt, ministre britannique des Affaires étrangères, sur Twitter. "Le Royaume-Uni et ses alliés européens reconnaissent donc désormais @jguaido comme président par intérim jusqu'à ce que des élections crédibles puissent être organisées".

Le Venezuela a réagi lundi en annonçant qu'il allait "réévaluer intégralement les relations bilatérales avec ces gouvernements à partir de cet instant, jusqu'à ce qu'ils renoncent à soutenir les plans putschistes", selon un communiqué du ministère des Affaires étrangères.

La Russie, l'un des principaux alliés de Nicolás Maduro, a aussitôt dénoncé cette reconnaissance de Juan Guaido par plusieurs pays européens. "Nous percevons les tentatives de légitimer l'usurpation du pouvoir comme une ingérence directe et indirecte dans les affaires internes du Venezuela", a déclaré le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov.

Les États-Unis, le Canada et de nombreux pays d'Amérique latine, dont la Colombie et le Brésil, ont déjà reconnu Juan Guaido, qui s'était autoproclamé président par intérim le 23 janvier. Le Parlement européen avait lui reconnu son autorité jeudi, et avait appelé l'ensemble des pays de l'UE à faire de même.

L'ONU, de son côté, a annoncé lundi qu'elle ne participera à aucune réunion de groupes qui se forment pour discuter de la crise vénézuélienne, afin de "garder sa crédibilité" dans son offre de mission de bons offices au Venezuela, selon son chef, Antonio Guterres.

L'analyse de notre chroniqueur international Baptiste Fallevoz

Avec AFP

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