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Centrafrique : le gouvernement et 14 groupes armés signent un accord de paix à Khartoum

Les groupes armés contrôlent de 70 à 80 % du territoire centrafricain.
Les groupes armés contrôlent de 70 à 80 % du territoire centrafricain. Florent Vergnes, AFP

Le nouvel accord de paix trouvé entre le gouvernement centrafricain et quatorze groupes armés a été paraphé, mardi à Khartoum, où se sont déroulées les négociations parrainées par l'Union africaine et l'ONU.

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Le nouvel accord de paix, obtenu le 2 février et destiné à mettre fin aux violences en Centrafrique, a été paraphé mardi 5 février par le président centrafricain Faustin-Archange Touadéra, au nom du gouvernement, et 14 groupes armés à Khartoum, au Soudan. Une avancée qui relance l'espoir d'un retour à la paix dans un pays meurtri par des années de conflit.

Le président soudanais Omar el-Béchir, dont le pays a accueilli les négociations parrainées par l'Union africaine (UA) et l'ONU, était présent à la cérémonie dans la capitale soudanaise. Après avoir paraphé le texte appelé "accord de Khartoum", les représentants des 14 groupes armés ont serré la main de Faustin-Archange Touadéra et celle d’Omar el-Béchir, devant plusieurs ambassadeurs et diplomates étrangers.

La signature du texte aura lieu à Bangui "dans les prochains jours", ont indiqué le gouvernement et la présidence de Centrafrique, sans préciser de date. Aucun détail sur le contenu de l'accord obtenu n'a été encore diffusé. "Le contenu sera rendu public après la signature", selon le chef de la délégation gouvernementale de Centrafrique, Firmin Ngrebada.

>> À lire : "Désarmer, démobiliser, réinsérer : le casse-tête de la résolution des conflits en Afrique"

Les négociations de Khartoum, lancées le 25 janvier, ont rassemblé les principaux chefs des groupes armés et une importante délégation gouvernementale.

Sept accords de paix en cinq ans

En Centrafrique, pays de 4,5 millions d'habitants en guerre depuis 2013, pas moins de sept accords de paix ont été signés en cinq ans, sans qu'aucun n'aboutisse au retour de la stabilité.

Ancienne colonie française classée parmi les pays les plus pauvres au monde, la Centrafrique est cependant riche en diamants, or et uranium. Les groupes armés, qui contrôlent de 70 à 80 % du territoire, s'y affrontent pour le contrôle de ces richesses.

Ils s'opposent régulièrement aux quelque 12 000 soldats et policiers de la Mission de l'ONU en Centrafrique (Minusca), qui tente en vain d'empêcher les violences.

Samedi, Smaïl Chergui, commissaire à la Paix et à la sécurité de l'UA, a annoncé que l'accord permettrait "au peuple centrafricain de s'inscrire sur la voie de la réconciliation, la concorde et le développement". Un porte-parole des groupes armés, Igor Lamaka, a affirmé le même jour qu'un "compromis" avait été trouvé, "au nom de l'unité, de la concorde et de la réconciliation nationale, c'est la paix qui a gagné".

Avec AFP

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