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RD Congo : le gouvernement sortant défend la retraite dorée des ex-ministres

Bruno Tshibala, le 20 décembre 2018, alors toujours Premier ministre de la République démocratique du Congo, assiste à une réunion à l'Assemblée nationale, à Kinshasa.
Bruno Tshibala, le 20 décembre 2018, alors toujours Premier ministre de la République démocratique du Congo, assiste à une réunion à l'Assemblée nationale, à Kinshasa. Luis Tato, AFP

Un conseiller du Premier ministre sortant de RD Congo a défendu, lundi, les décrets octroyant des avantages à vie aux ex-ministres. Ces décrets ont été vivement critiqués après leur annonce la semaine dernière.

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Après une pluie de critiques, le gouvernement sortant de République démocratique du Congo (RD Congo) a défendu, lundi 4 février, les décrets octroyant des salaires et autres avantages à vie pour les ex-ministres du pays.

Le Premier ministre Bruno Tshibala, qui doit présenter la démission de son gouvernement au nouveau président Félix Tshisekedi dans les prochains jours, a signé ces décrets fin novembre, mais ils n’ont été rapportés dans les médias que la semaine dernière.

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Lors d’une conférence de presse lundi, Tshibangu Kalala, un conseiller de Bruno Tshibala, a affirmé que les décrets étaient en phase avec d’autres lois octroyant des avantages à des officiels à la retraite, parmi lesquels les anciens présidents et les anciens juges. "Ces avantages matériels modestes" ne visent pas à "enrichir ces officiels mais à leur garantir un minimum vital pour éviter qu’ils tombent dans l’indigence et la précarité", a-t-il déclaré.

Vague de protestations

Un des décrets garantit aux anciens Premiers ministres, en commençant par Bruno Tshibala, un salaire mensuel équivalent à 30 % de celui du Premier ministre en exercice, une indemnité mensuelle de logement de 5 000 dollars ainsi que la prise en charge des soins à l’étranger.

Un autre décret garantit aux anciens ministres de toucher un salaire mensuel équivalent à 30 % de celui des ministres en fonction (environ 4 000 dollars), ainsi qu'une indemnité de logement de 1 000 dollars par mois et le remboursement d'un vol international par an en classe affaire.

L’annonce dans la presse du contenu de ces décrets a déclenché une vague de protestations la semaine dernière. Le militant des droits humains, George Kapiamba, les a qualifiés de "tentative de perpétuer un système de pillage des fonds publics". Patrick Nkanga, un conseiller de l’ex-président Joseph Kabila qui a démissionné le mois dernier, a également critiqué ces mesures. "Octroyer autant de privilèges, à vie, à tout un ancien gouvernement, n’est pas en phase avec notre contexte socio-économique", a-t-il dénoncé sur Twitter.

Géant d'Afrique centrale, la RD Congo est riche en minerais mais le revenu moyen par habitant plafonne à 457 dollars par an, soit 1,25 dollar par jour (chiffre de la Banque mondiale pour 2017).

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La RD Congo a connu sa première passation de pouvoir avec la proclamation de l'élection de Félix Tshisekedi à la présidentielle pour succéder à Joseph Kabila après 18 ans de pouvoir.

Avec Reuters et AFP

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