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Dans la presse

"Peut-on poursuivre ses parents pour être né sans son propre consentement ?"

France 24

Dans la presse, mercredi 6 février, la publication, aujourd’hui, d’un livre décrivant comment l’État a abandonné à leur sort des dizaines d’anciens auxiliaires afghans de l’armée française. Le discours sur l’état de l’Union de Donald Trump devant le Congrès américain. Des accusations d’agressions sexuelles contre un ancien président du Costa Rica. Et un Indien qui traîne ses parents en justice pour lui avoir donné la vie "sans son consentement".

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Dans la presse, mercredi matin, le parcours du combattant traversé par d’anciens auxiliaires afghans de l’armée française, auxquels la France a refusé d’accorder un visa.

 

À l’occasion de la publication, aujourd’hui, d’un livre dénonçant le sort de ces anciens auxiliaires, La Croix revient sur le sort de plusieurs d’entre eux, comme celui de Zainullah Oryakhail, à la une du journal. Un Afghan arrivé en France le mois dernier, après avoir travaillé quatre ans en tant qu’interprète pour l’armée française. Lors son départ d’Afghanistan, entre 2012 et 2014, la France, rappelle La Croix, a refusé d’accorder un visa à la majorité de ses auxiliaires, abandonnés à leur sort. Un abandon délibéré, selon les auteurs de "Tarjuman, une trahison française", qui détaillent dans leur livre comment l’État, du ministère de l’Intérieur aux Affaires étrangères en passant par l’armée, aurait "systématiquement freiné ou saboté les demandes de visa des employés afghans qui ont collaboré à l’effort de pacification et qui se sont retrouvés, pour certains, menacés de mort par les insurgés". Une pratique désavouée la semaine dernière par le Conseil d’État, qui a publié une ordonnance concluant que "tout auxiliaire étranger de l’armée, qu’il bénéficie ou non d’une clause de soumission au droit français dans son contrat, peut solliciter son droit à la 'protection fonctionnelle'", octroyée dans le cas d’une menace ou d’une attaque subie "à raison de ses fonctions".

Il est bien sûr aussi beaucoup question du discours sur l’état de l’Union de Donald Trump, prononcé cette nuit devant le Congrès américain. Comme attendu, le président a appelé le Congrès à l’unité, un appel "troublant", selon Politico, qui n’a pas oublié les propos incendiaires de Donald Trump contre les démocrates. Le site relève aussi que le ton rassembleur, conciliant du président, ne l’a pas empêché de marteler, une fois de plus, la nécessité de construire un mur à la frontière mexicaine, mesure-phare de son programme dont les démocrates ne veulent pas entendre parler. Chassez le naturel… Le dessinateur Jack Ohman, pour The Sacramento Bee, montre Donald Trump annonçant qu’il va interrompre son appel "émouvant" à l’unité. "Pocahontas, Crooked Hillary, Cryin’ Chuck" : c’est plus fort que lui, Donald Trump ne peut pas s’empêcher d’insulter ses adversaires, comme s’il était atteint du syndrôme de Gilles de La Tourette, bourré de tics verbaux.

Sans surprise, le discours de Donald Trump n’a pas convaincu ses adversaires. The New York Times ironise que ce "message d’unité, de la part d’un agent de la discorde", en se demandant "combien de temps" il va durer. "Plutôt que d’attendre que Donald Trump se hisse à la hauteur de sa tâche et fasse enfin quelque chose pour ses compatriotes, il serait plus sage que les citoyens s’attellent à construire cette unité eux-mêmes". Pas convaincues non plus, ces élues démocrates qui ont voulu marquer les esprits en s’habillant en blanc pour soutenir les droits des femmes "que le président ne respecte pas", selon elles. "À quoi ça sert de vous habiller toutes de la même façon ?", leur lance un élu dans un dessin signé Mike Thompson. "Ça a l’air de marcher pour vous", rétorque l’une d’elle, face à un aéropage de costumes-cravates. Un dessin publié par USA Today.

En Amérique centrale, au Costa Rica, l’ancien président et prix Nobel de la paix 1987 Oscar Aria Sanchez, est accusé d’agression sexuelle. C’est ce que révèle The New York Times, qui a largement contribué à diffuser le mouvement #MeToo contre le fléau du harcèlement sexuel. Le quotidien américain rapporte qu’une "psychiatre et militante anti-nucléaire" dit avoir été agressée il y a quatre ans et a porté plainte, lundi, contre Oscar Arias Sanchez, personnalité toujours influente au Costa Rica, où il continue de diriger une fondation pour la paix et la démocratie. "Les accusations d’agression sexuelle présumée pourraient porter un coup sérieux à son héritage", annonce déjà The New York Times. The Washington Post fait état d’un autre témoignage, celui de la responsable de la communication de l’ONG Human Rights Watch, qui lui aurait assuré, hier, qu’Arias avait tenté de lui imposer des attouchements en 1990, alors qu’il était toujours président, et elle, reporter en charge de l’Amérique centrale.

Si toute cette riante actualité vous donne un gros coup de blues, si ce monde dans lequel nous vivons vous fait regretter d’être de ce monde, sachez que vous pouvez toujours porter plainte contre vos parents pour vous avoir donné la vie sans votre consentement. C’est en tout cas ce qu’a décidé de faire un jeune Indien de 27 ans. Raphaël Samuel se dit "antinataliste" et affirme qu’il a eu une "bonne relation" avec ses parents, mais compare le fait d'avoir des enfants à "l’enlèvement et l’esclavage". Lu dans The Guardian.

 

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