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Brexit : le Labour de Jeremy Corbyn pose ses conditions pour soutenir l'accord de divorce

Jeremy Corbyn face au Parlement britannique le 30 janvier 2019.
Jeremy Corbyn face au Parlement britannique le 30 janvier 2019. AFP

Le chef de l'opposition travailliste au Royaume-Uni, Jeremy Corbyn, a indiqué jeudi que son parti soutiendrait l'accord de divorce négocié par Theresa May avec l'UE à condition que des liens avec le bloc européen soient maintenus après le Brexit.

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C’est un soutien sous conditions. Le chef de l'opposition travailliste au Royaume-Uni, Jeremy Corbyn, a indiqué jeudi 7 février que son parti soutiendrait l'accord de divorce négocié par le gouvernement britannique avec l'UE s'il s'engageait à maintenir des liens étroits avec le bloc européen après le Brexit.

Dans une lettre adressée à la Première ministre Theresa May et publiée jeudi, il demande à la dirigeante conservatrice d'intégrer les propositions du Labour dans la déclaration politique sur la future relation entre le Royaume-Uni et l'UE, qui accompagne l'accord, avant le Brexit prévu le 29 mars.

Le chef du Labour exprime aussi des doutes sur la stratégie de Theresa May, qui tente jeudi à Bruxelles d'obtenir un nouveau compromis sur la question brûlante de la frontière irlandaise, après le rejet massif de l'accord par les députés britanniques en janvier.

>> À lire : Le "no deal", issue la plus probable au casse-tête du Brexit

Selon le porte-parole de la Première ministre, elle veut s'assurer que les Britanniques ne soient pas "piégés" par le filet de sécurité (ou "backstop"), une disposition introduite dans l'accord de retrait comme un dernier recours destiné à éviter le retour d'une frontière physique entre l'Irlande du Nord britannique et la République d'Irlande après le Brexit.

L'UE a jusqu'ici refusé toute renégociation

"Sans changements de vos lignes rouges de négociations, nous ne pensons pas que simplement chercher des modifications aux termes existants du backstop soit une réponse crédible ou suffisante", écrit Jeremy Corbyn.

Il propose comme solution que le Royaume-Uni dans son ensemble intègre l'union douanière, avec "des tarifs extérieurs communs et un accord sur la politique commerciale qui inclut avoir son mot à dire sur les futures accords commerciaux de l'UE".

Theresa May s'est toujours opposée à l'option d'une union douanière car elle empêcherait le Royaume-Uni de conclure ses propres accords commerciaux après le Brexit.

Il réclame également un "alignement étroit sur le marché unique", via notamment des "institutions et obligations partagées".

>> À lire : Brexit : Jeremy Corbyn et ses contradictions

"Vœu pieu"

Les autres conditions du Labour concernent un "alignement dynamique sur les droits et protections" européens, l'engagement de participer aux agences et programmes de financement européens (notamment dans les domaines de l'environnement, de l'éducation et de la réglementation industrielle) et la coopération en matière de sécurité, notamment la garantie de pouvoir accéder au mandat d'arrêt européen et aux bases de données européennes.

Jeremy Corbyn est opposé à un Brexit sans accord mais aussi à l'organisation d'un second référendum sur le Brexit, même si officiellement le Labour n'a pas exclu cette dernière option. Il s'est dit disposé à discuter de ces propositions avec Theresa May.

Mais le numéro 2 du gouvernement britannique, David Lidington, a qualifié de "vœu pieux" jeudi la proposition d'une union douanière, sur BBC Radio 4.

Le débat sur une motion touchant au Brexit se déroulera le 14 février à la Chambre des Communes, a annoncé jeudi sur Twitter Andrea Leadsom, leader de
la chambre basse du parlement de Westminster.

Avec AFP

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