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Guillaume Soro démissionne de la présidence de l'Assemblée nationale en Côte d'Ivoire

Guilliame Soro en désaccord avec le président ivoirien Alassane Ouattara a démissionné de son poste de président de l'Assemblée nationale, le 8 février 2019.
Guilliame Soro en désaccord avec le président ivoirien Alassane Ouattara a démissionné de son poste de président de l'Assemblée nationale, le 8 février 2019. Issouf Sanogo, AFP

L'ancien chef de la rébellion ivoirienne, Guillaume Soro, a démissionné vendredi de son poste de président de l'Assemblée nationale.

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L'ancien chef de la rébellion ivoirienne, Guillaume Soro, à qui l'on prête des ambitions présidentielles pour le scrutin de 2020 en Côte d'Ivoire, a démissionné vendredi 8 février de son poste de président de l'Assemblée nationale lors d'une session extraordinaire qu'il avait convoquée.

>> À voir aussi : Guillaume Soro : "Je vais réfléchir" à une candidature à la présidentielle de 2020

"A cet instant précis, je rends ma démission", a-t-il annoncé, alors qu'il est en froid avec le chef de l'État Alassane Ouattara. "Refuser de démissionner conduirait à une crise institutionnelle. On ne peut risquer de mettre en péril la paix fragile (...) pour conserver un poste", a-t-il ajouté.

Guillaume Soro a été poussé à la démission par le président Ouattara, après avoir refusé de participer à la mutation fin janvier de la coalition au pouvoir, le Rassemblement des houphouétistes pour la démocratie et la paix (RHDP), en un grand parti unifié.

Un parcours qui lui confère une légitimité

Âgé de 46 ans, Guillaume Soro présidait l'Assemblée nationale depuis 2013. Il avait été auparavant le premier chef du gouvernement du président Alassane Ouattara, après son arrivée au pouvoir en 2011.

De 2002 à 2011, il a été le chef de la rébellion qui a contrôlé la moitié nord de la Côte d'Ivoire, pendant la présidence de Laurent Gbagbo. Cette rébellion avait soutenu militairement Alassane Ouattara contre Laurent Gbagbo lors de la crise post-électorale meurtrière de 2010-2011, où les deux hommes revendiquaient la victoire à l'élection présidentielle.

Guillaume Soro avait été élu président de l'Assemblée alors qu'il était vice-président du Rassemblement des républicains (RDR), le parti au pouvoir, qui s'est ensuite transformé pour donner naissance au RHDP.

Très discret sur le plan médiatique depuis plusieurs mois, voyageant beaucoup à l'étranger, il est jusqu'à présent resté muet sur ses intentions pour la prochaine présidentielle de 2020.

L'éclairage de notre correspondant, Youenn Gourlay

"S'il n'a pas encore dévoilé ses intentions, Guillaume Soro serait un concurrent de poids dans la présidentielle", explique Youenn Gourlay, le correspondant de France 24 en Côte d'Ivoire.

Alassane Ouattara, 77 ans, élu en 2010 et réélu en 2015, n'a lui non plus pasencore dévoilé ses intentions pour l'élection présidentielle de 2020. La Constitution adoptée en 2016 n'autorise pas un troisième mandat, mais il existe une incertitude juridique sur l'application de cette disposition.

Guillaume Soro a été ovationné par une grande partie des députés après son bref discours. Il a quitté l'institution au volant d'une petite voiture personnelle.

Avec AFP

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