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Carlos Ghosn est "prêt" à rembourser la location de Versailles pour son mariage

Carlos Ghosn et sa femme, Carole, lors d'une séance au Festival de Cannes, en mai 2017.
Carlos Ghosn et sa femme, Carole, lors d'une séance au Festival de Cannes, en mai 2017. Jean-Paul Pélissier, Reuters

L'ancien patron de Renault, Carlos Ghosn, est "prêt" à rembourser les 50 000 euros dont il a bénéficié pour l'organisation de son mariage au château de Versailles en 2016, a fait savoir vendredi son avocat.

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Carlos Ghosn est "prêt" à rembourser les 50 000 euros dont il a bénéficié pour l'organisation de son mariage au château de Versailles le 8 octobre 2016, a annoncé vendredi 8 février son avocat. "Il n'a jamais été conscient qu'il les devait, puisqu'il n'a jamais été facturé", explique Jean-Yves Le Borgne, qui défend l'ancien patron de Renault. "Il a cru que c'était gratuit."

Le groupe au losange a annoncé jeudi qu'il allait signaler à la justice que Carlos Ghosn avait reçu un avantage en nature de 50 000 euros dans le cadre d'une convention de mécénat avec le Château de Versailles.

Une contrepartie du mécénat de Renault à Versailles

"Renault a demandé la mise à disposition de la galerie des Cotelle et du péristyle du Grand Trianon pour l'organisation d'un dîner le 8 octobre 2016", a indiqué de son côté le château de Versailles, dans un communiqué. L'établissement public a enregistré la location du château de Versailles et du Grand Trianon, une prestation évaluée à 50 000 euros, comme une contrepartie de la convention de mécénat d'un montant de 2,3 millions d'euros signée entre les deux partenaires en juin 2016.

"Conformément à la loi, Renault dispose à ce titre de contreparties à hauteur de 25 % maximum de son mécénat", a rappelé le château de Versailles, soit dans le cas présent, 575 000 euros.

Le constructeur automobile a réalisé cette découverte dans le cadre d'investigations lancées en interne en novembre, peu après l'arrestation de son ancien patron au Japon. Jusqu'à présent, ces vérifications n'avaient mis en évidence aucun manquement attribuable au bâtisseur de l'alliance automobile Renault-Nissan-Mitsubishi Motors.

Interpellé à Tokyo le 19 novembre, l'ancien patron emblématique est incarcéré au Japon, soupçonné d'abus de confiance et de minoration de revenus dans les déclarations aux autorités boursières de 2010 à 2018. Carlos Ghosn, qui était à la tête de Renault depuis 2005, a démissionné de son poste fin janvier. Il avait été démis de la présidence de Nissan et de Mitsubishi à la suite des premières révélations.

Avec AFP

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