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L'aide humanitaire américaine arrive à la frontière avec le Venezuela

Des camions chargés d'aide humanitaire pour le Venezuela se rendent au pont Tienditas, à la frontière entre Cucuta (Colombie) et Tachira (Venezuela).
Des camions chargés d'aide humanitaire pour le Venezuela se rendent au pont Tienditas, à la frontière entre Cucuta (Colombie) et Tachira (Venezuela). Raul Arboleda, AFP

Les premiers camions d'aide humanitaire américaine destinée au Venezuela sont arrivés jeudi à la frontière entre la Colombie et le Venezuela, tandis que les pays du Groupe de contact ont appelé à une "élection présidentielle libre".

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Escortés par la police colombienne et ovationnés par une poignée de migrants vénézuéliens, une dizaine de véhicules, transportant notamment des aliments non périssables refusés par Nicolas Maduro sont entrés jeudi 7 février dans le centre de stockage installé près du pont international de Tienditas, dans la ville frontalière de Cucuta.

Cette aide intervient en réponse à l'appel à l'aide du chef du Parlement, l'opposant Juan Guaido, qui s'est autoproclamé le 23 janvier président par intérim du Venezuela. Juan Guaido est reconnu comme tel par une quarantaine de pays dont les États-Unis.

>> À voir : la population en otage du bras de fer entre Maduro et Guaido

En Colombie, le chargement a été réceptionné par l'Unité nationale de gestion des risques de catastrophes (UNGRD), l'organisme officiel colombien chargé des secours, qui a précisé dans un communiqué qu'il se limitait à recevoir l'aide et à l'entreposer à Cucuta.

Mais la manière dont cette aide humanitaire traversera la frontière et sera distribuée reste un mystère. On ignore quelle sera la réaction de l'armée vénézuélienne. Dans son bras de fer avec le pouvoir chaviste, Juan Guaido, qui est âgé de 35 ans, est déterminé à faire entrer ces vivres et ces médicaments au Venezuela. Mercredi, il a exhorté l'armée à ne pas bloquer l'aide, après le blocage du pont de Tienditas par des militaires vénézuéliens.

"Election libre, transparente et crédible"

Au moment où les camions chargés d'aide arrivaient à la frontière, la première réunion des pays européens et latino-américains du Groupe de contact international (GCI) sur le Venezuela prenait fin à Montevideo. Le groupe appelle à "une élection présidentielle libre, transparente et crédible, en accord avec la Constitution vénézuélienne", selon la déclaration finale signée par les pays participants à l'exception de la Bolivie et du Mexique.

Venezuela : Européens et Latino-américains appellent à une "élection présidentielle libre"

Frappé par la crise économique, le Venezuela souffre de graves pénuries. Environ 2,3 millions de Vénézuéliens ont choisi de s'exiler depuis 2015, selon l'ONU.

Juan Guaido a sèchement rejeté tout dialogue avec le gouvernement. Il compte sur une nouvelle mobilisation de ses partisans dans la rue le 12 février pour réclamer un "gouvernement de transition" et des "élections libres".

Avec AFP

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