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Présidentielle en Algérie : Abdelaziz Bouteflika désigné candidat par son parti

Le dirigeant du FLN, Mouad Bouchareb, a annoncé le 9 février que le président sortant serait le candidat du parti à la présidentielle.
Le dirigeant du FLN, Mouad Bouchareb, a annoncé le 9 février que le président sortant serait le candidat du parti à la présidentielle. Ryad Kramdi, AFP

Le FLN, le parti au pouvoir en Algérie, a désigné le président sortant Abdelaziz Bouteflika pour être son candidat à l'élection présidentielle du 18 avril. Il est au pouvoir depuis 1999.

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Un cinquième mandat pour Abdelaziz Bouteflika ? L'Algérie en prend le chemin. Le dirigeant du FLN, Mouad Bouchareb, a désigné samedi 9 février le président sortant comme son candidat pour l'élection du 18 avril. Bouteflika, qui est âgé de 81 ans, n'a pas encore officialisé sa candidature, et doit le faire avant le 3 mars.

Au pouvoir depuis 1999, le président algérien, qui achève son quatrième mandat, a été victime d'un AVC en 2013 et n'apparaît plus que rarement en public.

"Nous avons décidé au FLN de choisir Bouteflika pour être notre candidat à l'élection présidentielle d'avril", a annoncé Bouchareb devant quelque 2 000 partisans réunis dans une salle de sport d'Alger. "Nous l'avons choisi parce que nous avons besoin de continuité et de stabilité."

Incertitude autour de la santé du président

L'état de santé du président algérien a alimenté pendant des mois l'incertitude autour de sa capacité à briguer ou non un nouveau mandat. En décembre, Bouteflika, qui n'apparaît plus qu'en chaise roulante, n'avait pu rencontrer le prince saoudien Mohammed ben Salmane à l'occasion de la visite officielle à Alger de l'héritier du trône, en raison d'une grippe.

Sa dernière entrevue avec un haut dirigeant étranger remonte au 17 septembre dernier, lors d'une visite de la chancelière allemande Angela Merkel.

Pour les élites du FLN, de l'armée et des milieux d'affaires, sa réélection en avril apporterait de la stabilité à court terme et permettrait de différer la question sensible de sa succession.

Bouteflika, qui appartient au cercle de plus en plus restreint des acteurs de l'indépendance algérienne, reste populaire auprès de nombre de ses compatriotes qui lui sont reconnaissants d'avoir mis fin à la longue guerre civile contre les islamistes armés des années 1990.

Il lui faudra cependant trouver un moyen de séduire la jeunesse, alors que près de 70 % de la population algérienne a moins de 30 ans.

L'opposition, quant à elle, estime qu'Abdelaziz Bouteflika n'est plus en état de diriger le pays et plusieurs candidats, dont un ancien général, ont annoncé leur intention de le défier dans les urnes.

Avec Reuters

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