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Ligue des champions : ressuscité par Solskjær, Manchester United défie un PSG diminué

L'entraîneur des Red Devils, Ole Gunnar Solskjær, au milieu de ses joueurs.
L'entraîneur des Red Devils, Ole Gunnar Solskjær, au milieu de ses joueurs. Geoff Caddick, AFP

Invaincus depuis l’arrivée sur le banc d’Ole Gunnar Solskjær, en décembre, Manchester United et Paul Pogba accueillent un PSG privé de Neymar et d’Edinson Cavani, mardi, en huitièmes de finale de la Ligue des champions.

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Privé de sa star Neymar et de son goleador Edinson Cavani, le PSG se présente, mardi 12 février, avec une attaque décimée contre Manchester United à Old Trafford, en huitièmes de finale de la Ligue des champions.

En revanche, dans le camp anglais tous les voyants sont au vert. Perçu comme un adversaire plutôt abordable après le tirage au sort des 8es, Manchester United est redevenu une machine à gagner depuis l’arrivée sur le banc, en décembre, d’Ole Gunnar Solskjær après l'éviction de José Mourinho.

Sous les ordres de l’ancien buteur norvégien, viscéralement attaché au club avec lequel il avait remporté de nombreux titres entre 1996 et 2007, les Red Devils ont enregistré dix victoires en onze matchs, loin des résultats moroses du début de saison. Ils sont désormais quatrièmes du championnat, à une place qualificative pour la prochaine C1 que plus personne n’osait évoquer lorsque Man U comptait 11 points de retard sur le quatuor de tête.

Pogba, fer de lance du système de Solskjær

Une régularité dans les résultats, certes enregistrés le plus souvent contre des équipes de second plan – hormis une victoire marquante sur la pelouse de Tottenham –, qui s’accompagne d’une résurrection dans le jeu. Grâce notamment à l’influence retrouvée et au rendement de classe d’un Paul Pogba impérial : il a inscrit 11 buts, dont 8 lors des 8 derniers matchs, et 8 passes décisives en championnat.

Libéré, enfin placé plus haut sur le terrain, le milieu français, méconnaissable sous l’ère Mourinho – avec lequel il entretenait des relations orageuses –, est la pierre angulaire du nouveau système. Un 4-2-1-3, où la possession, la vitesse dans les phases de transition et l’attaque (28 buts marqués depuis l’arrivée d’Ole Gunnar Solskjær) sont les maîtres mots.

"Nous avons plus de possession de balle. Nous savons où attaquer et où nous devons aller, a récemment résumé Paul Pogba. Nous avons un meilleur système de jeu et plus de structure. Cela rend les choses plus faciles pour tout le monde. Je ne dis pas cela uniquement pour moi. C'est vrai que j'ai marqué quelques buts et fait quelques passes décisives, mais c'est aussi valable pour l'ensemble de l'équipe."

Martial plus tranchant que jamais

Un plaidoyer en faveur des méthodes et de la vision de l’entraîneur norvégien qui a également agi sur le mental des joueurs, en leur redonnant confiance et en valorisant les qualités de chacun d’entre eux. "Parce que quand on a des joueurs de qualité, on obtient des performances de qualité", a expliqué Ole Gunnar Solskjær, discipline de la légende Sir Alex Ferguson .

C’est le cas d’Anthony Martial, l’autre français de Man U, qui est lui aussi sur un nuage depuis quelques semaines. "C'est plus facile pour nous de jouer ce style de jeu que celui qu'on pratiquait auparavant, j'espère qu'on va continuer comme ça", avoue-t-il. Plus tranchant, plus décisif (9 buts et 2 passes décisives en Premier League), il exploite enfin toutes ses qualités de percussion sur le front gauche de l’attaque mancunienne aux côtés de Marcus Rashford, buteur et insaisissable dévoreur d’espace, et de l’infatigable Jessy Linegaard.

Le trio supersonique fait peser une menace permanente sur les défenseurs adverses, obligés de jouer bas pour limiter les espaces dans leur dos. Les Red Devils peuvent en plus compter des joueurs offensifs de premier plan comme Juan Mata, Romelu Lukaku et Alexis Sanchez, à même de faire la différence à tout moment.

Moins friable en défense qu’en début de saison, avec leur gardien David De Gea, de retour au plus haut niveau, puissant au milieu avec des guerriers de la trempe de Nemnaja Matic et d’Ander Herrera, Manchester United dispose de suffisamment d’arguments pour contrarier les Parisiens et leur rêve maintes fois contrarié de remporter la C1.

Dans la position de l’outsider, forts d’une envie décuplée et d’une joie retrouvée, les Red Devils peuvent frapper un grand coup devant un public impatient de renouer avec le passé triomphant du club, avant d’aller défier le PSG au Parc des Princes lors du match retour, le 6 mars prochain.

 

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