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Dans la presse

"La Ligue du LOL, ou l'agressivité érigée en culture"

France 24

Dans la presse, mardi 12 février, l’affaire de la "Ligue du LOL" en France. La libération du footballeur bahreïni Hakeem al-Araibi en Thaïlande. Le témoignage d’un journaliste guinéen réfugié en France, après avoir été réduit en esclavage en Libye. Et la "journée des copines".

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Dans la presse, mardi, cette affaire de cyberharcèlement impliquant plusieurs journalistes et communicants français regroupés dans la "Ligue du LOL", un groupe Facebook accusé d’avoir ciblé en particulier les femmes, au début des années 2010.

 

Ironie de l’histoire, cette affaire exhumée la semaine dernière par Libération, a conduit à la mise à pied de deux de ses journalistes, dont l’un a été à l’origine de ce groupe, dont le nom reprend l’acronyme anglais LOL, et dont l'objet était de rire, mais surtout de rire bruyamment sur les réseaux sociaux au détriment des autres, et en particulier des femmes, rappelle Libé. Cette affaire pourrait être "le déclencheur d’une remise en question profonde et collective sur le sexisme et l’entre-soi qui gangrènent le milieu" des jeunes "influenceurs du web", comme on les appelle. Harcèlement, insultes, canulars et photomontages graveleux : Libération dénonce les armes de la "Ligue du LOL" contre ses victimes. Le journal évoque une "agressivité systématique érigée en culture", sur laquelle il s’engage à mener une "réflexion" - une "'culture' du clash, de l’invective, de l’insulte permanente, de la parodie cruelle, de l’attaque au-dessous de la ceinture, de l’acharnement obsessionnel, qui infeste les réseaux, et en particulier Twitter", où "ceux qui se livrent à ce sport anonyme et défoulatoire (comme on utilisait jadis les toilettes des cafés), sont des pleutres qui n’oseraient pas proférer le dixième de ce qu’ils postent en présence de la personne concernée". "Loin d’être une 'libération de la parole', cet épandage d’immondices verbaux est avant tout une régression de la vie en commun, qui consiste à tourner en dérision le respect minimal dû aux personnes, surtout lorsqu’elles font partie d’une minorité ou d’un groupe particulier", rappelle Libé.

 

Sur les réseaux sociaux, des milliers d’internautes se sont mobilisés en faveur du footballeur bahreïni Hakeem al-Araibi. La revue de presse a déjà évoqué à plusieurs reprises la situation de ce jeune footballeur, qui a obtenu l’asile politique en Australie, et qui s’est retrouvé en prison en Thaïlande, après que son pays d’origine a demandé son extradition. Le journal thaïlandais The Nation annonce que l'émirat renonce, finalement, à sa demande d'extradition, même si "les poursuites judiciaires" et "le verdict de culpabilité à (son) encontre" sont toujours en vigueur. Hakeem al-Araibi est donc désormais libre de ses mouvements, libre de rentrer en Australie. Après avoir bataillé pour cette libération, l’ancien capitaine de l’équipe nationale australienne Craig Foster remercie les autorités thaïlandaises, dont il dit espérer qu’elles s’engageront à l’avenir à respecter les droits des réfugiés, et les autorités australiennes, qui ont soutenu Hakeem Al Araibi, ainsi que tous ceux qui ont œuvré pour lui. "Cette campagne a montré ce que pouvait être le sport, et notre devoir à nous, anciens sportifs, est de nous assurer que tous les sports deviennent l’avant-garde des droits de l’Homme", plaide Craig Foster dans The Guardian. Il regrette toutefois que les instances sportives internationales n’aient pas davantage mis la pression sur le Bahreïn, en le menaçant par exemple d’une exclusion.

 

Retour en France, où a été publié la semaine dernière le témoignage d’un journaliste guinéen, Alpha Kaba, obligé de fuir son pays en 2013, à cause de son travail pour une radio dissidente. Dans le livre "Esclave des milices", ce journaliste raconte son passage en Libye, au cours duquel il a été réduit à l'esclavage, avant de pouvoir rejoindre la France. L’Obs revient sur les deux ans d’enfer traversés par Alpha Kaba, finalement été autorisé à quitter la Libye en octobre 2016 à bord d’un zodiac sur lequel embraquent environ 150 personnes, dont des femmes enceintes et des enfants. À bord, pas de passeur, pas de GPS, la seule indication donnée à ces passagers pour rejoindre l'Europe est de suivre l'étoile du Nord. Après avoir pris l’eau, le bateau finit par couler. Alpha et les autres ne devront leur salut qu’à l’arrivée in extemis d’un bateau humanitaire, l’Aquarius.

On ne se quitte pas là-dessus. À deux jours de la sacro-sainte Saint-Valentin, LA fête des amoureux, The Independent rappelle l’existence d’une autre fête, à célébrer demain, le "galentine’s day", la "journée des copines", pour toutes celles qui n’ont pas encore trouvé leur moitié, ou souhaitent tout simplement passer un bon moment entre amies.

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