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En Espagne, le parlement rejette le budget de Pedro Sánchez, des élections anticipées en vue

Le Premier ministre espagnol Pedro Sanchez et Carmen Calvo, la vice-présidente du gouvernement espagnol, lors du débat au Parlement espagnol sur le budget 2019, mercredi 13 février 2019.
Le Premier ministre espagnol Pedro Sanchez et Carmen Calvo, la vice-présidente du gouvernement espagnol, lors du débat au Parlement espagnol sur le budget 2019, mercredi 13 février 2019. Pierre-Philippe Marcou, AFP

Le parlement espagnol a rejeté, mercredi, le premier budget du gouvernement socialiste de Pedro Sánchez. Un résultat sans surprise alors que les députés indépendantistes avaient annoncé qu'ils ne voteraient pas le projet de loi.

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Le parlement espagnol a rejeté, mercredi 13 février, le projet de budget 2019 préparé par le gouvernement socialiste de Pedro Sánchez, au pouvoir depuis huit mois. Un vote qui pourrait le contraindre à convoquer des élections anticipées.

L'issue du vote ne faisait guère de doute, les indépendantistes catalans ayant annoncé qu'ils voteraient contre le projet de loi de finances. Sur 350 députés, 191 ont voté des amendements présentés notamment par le Parti Populaire (PP,  droite), les libéraux de Ciudadanos et les deux partis indépendantistes catalans.

>> À voir : Un budget sous haute tention en Espagne

À la tête d'un gouvernement ultra-minoritaire avec seulement 84 députés socialistes sur 350, le socialiste avait promis à son arrivée au pouvoir de convoquer rapidement des élections avant de changer d'avis et de décider de présenter un budget pour tenter de se maintenir au pouvoir jusqu'à la fin de la législature en 2020.

Ce rejet renforce la probabilité d'élections législatives anticipées, sans doute le 14 ou le 28 avril, selon des sources gouvernementales.

>> À lire : Procès des indépendantistes catalans : ce qu'il faut savoir

Le vote du budget s'est déroulé dans un contexte tendu, alors qu'a débuté, mardi, le procès de 12 dirigeants indépendantistes à l’origine de la tentative de sécession de la Catalogne en octobre 2017. Il sont poursuivis pour rébellion et détournement de fonds et risquent jusqu'à 25 ans de prison.

Un procès qui a tendu à l'extrême les relations entre le gouvernement et les indépendantistes catalans, dont les 17 députés, qui ont permis à Pedro Sanchez de faire son entrée à la Moncloa en juin en soutenant une motion de censure contre le conservateur Mariano Rajoy, lui étaient indispensables pour disposer d'une majorité.

Leurs discussions ont été rompues vendredi, les indépendantistes continuant à réclamer un référendum d'autodétermination pour la Catalogne, qui est une ligne rouge pour le gouvernement.

Pour Antonio Barroso, du cabinet Teneo, "le coût d'un virage modéré est trop élevé" pour les séparatistes, qui ont peur d'être "accusés de traîtrise" par leur base s'ils soutiennent Pedro Sanchez.

Si Pedro Sánchez n'est "pas obligé légalement" de convoquer des élections, une prorogation du dernier budget étant possible, il serait désormais "difficilement justifiable" de ne pas le faire politiquement, a indiqué l'analyste à l'AFP.

Avec AFP et Reuters

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