Accéder au contenu principal

La perspective d'un nouveau "shutdown" s'éloigne mais Trump reste ferme sur le mur

Le président américain Donald Trump à la Maison Blanche, le 12 février 2019.
Le président américain Donald Trump à la Maison Blanche, le 12 février 2019. Mandel Ngan, AFP

L'accord de principe trouvé au Congrès sur la sécurité aux frontières devrait permettre d'éviter un nouveau "shutdown", mais il n'alloue qu'un quart du budget réclamé par Donald Trump pour son mur. Le président est mécontent et le fait savoir.

PUBLICITÉ

À quelques jours de la date butoir fixée à vendredi minuit pour éviter une nouvelle paralysie budgétaire, la menace semble s'éloigner aux États-Unis. "Je ne pense pas que nous allons avoir un 'shutdown'", a déclaré Donald Trump, mardi 12 février, au lendemain de l'annonce d'un accord de principe entre des négociateurs républicains et démocrates.

>> À lire : Accord entre Donald Trump et le Congrès pour suspendre le "shutdown" jusqu'au 15 février

Le président américain ne se réjouit pas pour autant. L'accord budgétaire prévoit 1,3 milliard de dollars, notamment pour construire environ 90 km de nouvelles barrières à la frontière avec le Mexique... loin des exigences de Donald Trump, qui réclame près de six milliards. Un projet de loi partant de cet accord pourrait être présenté au Sénat dès mercredi soir.

Depuis la Maison Blanche, le milliardaire s'est dit "extrêmement mécontent de ce que les démocrates nous ont proposé". Mais il n'en démord pas : "Quand on additionne ce que je pourrai ajouter, cela va marcher, nous allons construire un beau mur, grand et solide."

"En regardant tous les aspects, sachant que ce sera accompagné de beaucoup d'argent en provenance d'autres sources, nous aurons près de 23 MILLIARDS de dollars pour la sécurité aux frontières", a-t-il insisté plus tard sur Twitter, sans expliquer l'origine de ce chiffre. "Quel que soit l'argent attribué pour le mur, il est en train d'être construit à l'heure où nous parlons!", a-t-il ajouté.

Un "compromis pourri"

Après cet intense bras de fer avec les démocrates, le milliardaire avait finalement cédé fin janvier en signant la loi budgétaire temporaire valide jusqu'à vendredi, et qui ne comprend pas de financement pour le mur. Une nouvelle reculade serait très embarrassante face à sa base électorale, alors qu'il vise la réélection en 2020. Devant ses partisans lundi soir, à El Paso, ville-frontière du Texas, Donald Trump a lancé un nouveau slogan pour 2020 : "Finissez le mur !"

Le chef républicain du Sénat, Mitch McConnell, a salué, mardi, l'accord des négociateurs comme une "bonne nouvelle". "Il n'y a pas tout ce que le président espérait obtenir, mais c'est un pas dans la bonne direction. J'espère qu'il décidera de promulguer" la loi, a-t-il ajouté.

Des personnalités ultra-conservatrices n'apprécient pas du tout l'accord annoncé lundi soir. Un "compromis pourri", a tancé le présentateur de Fox News Sean Hannity, qui a l'oreille du président.

Mystère sur les financements additionnels

Cet accord "n'est pas une tentative sérieuse de sécuriser notre frontière", a jugé l'élu de la Chambre Mark Meadows, membre influent du Tea Party. Interrogé sur Fox News, il a cependant eu des mots conciliants pour Donald Trump, qui laissent présager que la voie de sortie apparemment choisie par le président pourrait fonctionner. "Est-ce qu'il me déçoit ? Non, c'est le Congrès qui me déçoit", a-t-il déclaré.

Le mystère demeure sur les hypothétiques financements additionnels évoqués par le milliardaire républicain, habitué des retournements inattendus. Depuis plusieurs semaines, Donald Trump se réserve une autre option : le recours à une procédure d'urgence exceptionnelle, pour débloquer les fonds nécessaires sans passer par le Congrès. Une solution qui ne manquerait pas de déclencher une féroce bataille politico-judiciaire.

Avec AFP

Cette page n'est pas disponible.

Il semblerait qu'il y ait une erreur de notre côté et que cette page ne soit pas disponible. Nos équipes vont se pencher sur la question pour résoudre ce problème au plus tôt.