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Carlos Ghosn congédie son avocat

Motonari Otsuru, avocat principal de Carlos Ghosn, à une conférence de presse à Tokyo le 8 janvier 2019.
Motonari Otsuru, avocat principal de Carlos Ghosn, à une conférence de presse à Tokyo le 8 janvier 2019. Kim Kyung Hoon, Reuters

L'avocat principal de Carlos Ghosn a remis sa démission au tribunal, selon un communiqué de son cabinet diffusé mercredi. Le président déchu de Nissan, Renault et Mitsubishi a confirmé avoir changé son équipe de défense en vue de préparer son procès.

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Le principal avocat de Carlos Ghosn, arrêté le 19 novembre et détenu depuis dans une prison de Tokyo pour des malversations financières présumées, a annoncé se retirer du dossier, selon un communiqué en date du mercredi 12 février.

Motonari Otsuru, un ancien procureur qui assurait la défense du bâtisseur de l'alliance automobile Renault-Nissan-Mitsubishi Motors, "a soumis une lettre de démission au tribunal", ainsi que son confrère Masato Oshikubo, toujours selon le communiqué du cabinet d'avocats.

Carlos Ghosn a confirmé avoir changé d'avocat en vue de préparer son procès portant sur les accusations d'inconduite financière retenues contre lui.

Dans un bref communiqué, il remercie Motonari Otsuru et ses équipes pour leur implication "durant la phase des interrogatoires", ajoutant, pour la "phase du procès (...) avoir décidé d'avoir recours aux services de maître Junichiro Hironaka".

"Je suis impatient de pouvoir me défendre, avec vigueur, et ce choix représente pour moi la première étape d'un processus visant non seulement à rétablir mon innocence, mais aussi à faire la lumière sur les circonstances qui ont conduit à mon injuste détention", poursuit Carlos Ghosn, sous le coup de trois chefs d'accusation. La date de son procès n'a pas encore fixée.

>> À lire : toujours incarcéré, Carlos Ghosn dénonce un "complot et une trahison"

Pessimiste

Motonari Otsuru, 63 ans, avait la délicate mission de défendre l'ancien capitaine d'industrie naguère vénéré pour avoir sauvé le constructeur japonais Nissan de la faillite, et aujourd'hui vilipendé.

Ancien chef de l'unité d'élite actuellement chargée de l'enquête, il n'a fait qu'une seule conférence de presse début janvier, déployant un flegme qui contraste avec la verve des ténors du barreau qu'on peut voir ailleurs.

Il s'était alors montré pessimiste sur les perspectives de libération sous caution de Carlos Ghosn avant l'ouverture de son procès, dans plusieurs mois.

Dans une interview accordée fin janvier à l'AFP dans un parloir de sa prison de Kosuge, au nord de Tokyo, l'homme d'affaires franco-libanais-brésilien avait fustigé sa détention prolongée, une situation qui ne serait "normale", selon lui, "dans aucune autre démocratie".

Visé par trois inculpations pour abus de confiance et minoration de revenus aux autorités boursières sur la période 2010 à 2018, il rejette toute malversation.

Avec AFP et Reuters

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