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Washington presse les Européens de se retirer de l'accord sur le nucléaire iranien

Le vice-président américain Mike Pence devant le monument du soulèvement de Varsovie, en Pologne le 14 février 2019.
Le vice-président américain Mike Pence devant le monument du soulèvement de Varsovie, en Pologne le 14 février 2019. Kacper Pempel, Reuters

A Varsovie, le vice-président américain Mike Pence a exhorté jeudi les Européens à se retirer de l'accord sur le nucléaire iranien, accusé de déstabiliser le Moyen-Orient. Il a aussi menacé Téhéran de nouvelles sanctions.

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Les États-Unis se font de plus en plus insistant sur la question du nucléaire iranien. A Varsovie où sont réunis Israël et de hauts responsables de pays arabes pour une conférence sur la paix et la sécurité au Moyen-Orient, Mike Pence a appelé, jeudi 14 février, les alliés européenns à rompre avec l'Iran en se retirant de l'accord sur le nucléaire.

"Le temps est venu pour nos partenaires européens de se retirer de l'accord sur le nucléaire iranien", a plaidé le vice-président américain. Il a également qualifié l'Iran "de plus grand danger" dans la région, lui reprochant de préparer "un nouvel Holocauste" en raison de ses ambitions régionales.

Au moment où la République islamique marque le 40e anniversaire du renversement du chah Mohammad Réza Pahlavi, Mike Pence a promis d'exercer une pression maximum, sans pour autant appeler explicitement au changement de régime. Mais il a avertit que les sanctions américaines "deviendront encore plus sévères" à moins que l'Iran ne "change son comportement dangereux et déstabilisateur".

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Mike Pence a également pointé du doigt la France, l'Allemagne et le Royaume-Uni en dénonçant leur initiative visant à permettre aux entreprises européennes de continuer à opérer en Iran en dépit des sanctions américaines. "C'est une mesure peu judicieuse qui ne fera que renforcer l'Iran, affaiblir l'UE et créer encore plus de distance entre l'Europe et les États-Unis", a jugé Mike Pence.

Refus européen

Mais l'Union européenne a déjà adressé une fin de non-recevoir à la demande américaine de rejeter l'accord historique signé avec l'Iran à Vienne en 2015. Cet accord a pour but d'encadrer le programme nucléaire iranien : en échange d'un engagement à se limiter strictement à développer une industrie nucléaire civile, Téhéran a obtenu la levée de sanctions et la signature de nouveaux accords commerciaux.

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Si les responsables de l'UE reconnaissent les préoccupations américaines, ils restent convaincus que l'accord auquel l'Iran s'est conformé fonctionne. "L'Europe n'est pas divisée sur la question de l'Iran. L'Europe soutient l'accord nucléaire avec l'Iran", a rappelé un diplomate allemand, Niels Annen.

Co-organisée par la Pologne et les États-Unis, la conférence de Varsovie, qui a pris fin jeudi en fin d'après-midi, visait à intensifier la pression sur le régime iranien, même si ces discussions n'ont suscité que peu d'intérêt des Européens, méfiants à l'égard des intentions du président Donald Trump. La plupart des pays européens n'avaient d'ailleurs envoyé à Varsovie que des représentants de second rang.

Une conférence "vide et sans résultat"

Le président iranien Hassan Rohani a qualifié jeudi de "vide et sans résultat" cette conférence. "Nous voyons ce qu'il se passe à Varsovie. C'est vide et sans résultat", a déclaré M. Rohani, selon des propos traduits en russe, lors d'une conférence sur la Syrie organisée à Sotchi, dans le sud-ouest de la Russie, avec ses homologues russe et turc.

Avec AFP

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