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Les Espagnols appelés aux urnes le 28 avril pour des législatives anticipées

Le chef du gouvernement espagnol, Pedro Sanchez, s'est exprimé vendredi 15 février après une réunion du conseil des ministres.
Le chef du gouvernement espagnol, Pedro Sanchez, s'est exprimé vendredi 15 février après une réunion du conseil des ministres. Juan Medina, Reuters

Le chef du gouvernement socialiste espagnol Pedro Sanchez a annoncé vendredi la convocation d'élections législatives anticipées le 28 avril. Cette décision intervient au surlendemain du rejet par le Parlement de son projet de budget.

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Pour la troisième fois en moins de quatre ans, les Espagnols sont appelés aux urnes. Vendredi 15 janvier, le chef du gouvernement socialiste, Pedro Sanchez, a annoncé la convocation d'élections législatives anticipées le 28 avril, après seulement huit mois au pouvoir.

"J'ai proposé la dissolution du Parlement et la convocation d'élections législatives pour le 28 avril", a déclaré Pedro Sanchez lors d'une allocution après un conseil des ministres extraordinaire. Cette décision intervient au surlendemain du rejet par le Parlement de son projet de budget.

Pedro Sanchez a succédé en juin au conservateur Mariano Rajoy, dont le gouvernement a été victime d'une motion de censure après un scandale de corruption. À la tête du gouvernement le plus minoritaire de l'histoire espagnole, l'actuel Premier ministre n'aura donc pas réussi à maintenir la fragile majorité formée par les socialistes, la gauche radicale, les indépendantistes catalans et les nationalistes basques.

Une majorité introuvable

Aujourd'hui, aucun parti ne semble en mesure d'atteindre la majorité. Le PSOE (socialiste), en perte de vitesse, reste toutefois en tête des intentions de vote. Conservateurs, centristes et extrême droite pourraient former une coalition gouvernementale, mais, sur le papier, les socialistes peuvent également s'entendre avec Ciudadanos.

Devant la presse, Pedro Sanchez est passé en mode campagne, vantant l'action de son bref gouvernement, le plus féminin de l'histoire espagnole : augmentation de 22 % du salaire minimum, mesures contre les violences faites aux femmes, ou encore embauche de fonctionnaires.

Et il a défendu sa tentative, infructueuse, de dialogue avec les séparatistes catalans qui a précipité sa chute. "Je crois qu'avec le dialogue, nous pouvons trouver la voie pour résoudre nos divergences (...). Je suis partisan de prendre le taureau par les cornes", a-t-il lancé.

En Espagne, "la question catalane est un facteur destabilisant"

La droite se félicite d'avoir "fait tomber Sanchez"

Avant de dégainer contre la droite, accusée d'avoir "utilisé les institutions à des fins partisanes" pour "paralyser" plusieurs mesures comme la réglementation de l'euthanasie ou l'abrogation d'une loi sécuritaire controversée.

Tout sourire, le numéro un du Parti populaire (PP), Pablo Casado, s'est félicité d'avoir "fait tomber Sanchez" après que sa formation a mobilisé avec Ciudadanos et Vox des dizaines de milliers de personnes à Madrid dimanche pour réclamer des élections et dénoncer les "cessions intolérables" de Pedro Sanchez aux séparatistes.

Ces trois partis ont déjà scellé en janvier une majorité au niveau régional en Andalousie (sud) pour chasser les socialistes de leur fief historique.

"Nous allons décider si l'Espagne doit continuer d'être otage des partis qui veulent la détruire" ou si "le Parti populaire peut parvenir à des accords avec d'autres forces politiques pour stopper le défi séparatiste", a ajouté Pablo Casado.

Avec Reuters, AFP

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