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Plus de 60 mineurs portés disparus dans une mine inondée au Zimbabwe

Des secours en action sur le site de la mine d'or de Kadoma au Zimbabwe, le 16 février 2019.
Des secours en action sur le site de la mine d'or de Kadoma au Zimbabwe, le 16 février 2019. Philimon Bulawayo, Reuters

Des sauveteurs ont ramené, samedi, à la surface huit mineurs pris au piège au fond de deux puits d'une mine d'or du centre du Zimbabwe inondés à la suite d'orages, où une soixantaine de personnes pourraient se trouver, a annoncé la télévision d'Etat.

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De 60 à 70 mineurs sont présumés morts au fond de puits d'une mine d'or désaffectée du centre du Zimbabwe inondés à la suite d'orages, selon la dernière estimation du gouvernement samedi 16 février, alors qu'un appel aux dons pour financer les secours a été lancé dès vendredi.

"On estime entre 60 et 70 le nombre de mineurs illégaux qui sont bloqués", a déclaré dans un communiqué le ministre en charge des Affaires locales, July Moyo. Le précédent bilan faisait état de 23 mineurs présumés morts.

Les deux puits, situés à Kadoma, au sud-ouest de la capitale Harare, ont été envahis mardi soir par les eaux à la suite de la rupture d'un barrage provoquée par de violents orages. "Actuellement, des efforts désespérés sont en cours pour pomper l'eau des puits inondés afin de pouvoir récupérer les victimes", a ajouté July Moyo.

"Très faibles chances"

Le ministre a fait appel à la générosité du public pour financer le pompage de l'eau, "nourrir les équipes sur le terrain et les familles en deuil, le transport et les obsèques des victimes", des opérations d'un coût qu'il a estimé à l'équivalent de 177 000 euros.

>> À lire : Un an après la chute de Mugabe, le Zimbabwe repart de zéro

Le Zimbabwe est plongé dans une profonde crise économique et financière depuis une vingtaine d'années, qui l'a contraint à abandonner sa monnaie en 2009. La situation s'est encore détériorée ces derniers mois avec des pénuries de denrées alimentaires, d'essence et de médicaments et un manque criant d'argent liquide.

"Les chances de retrouver qui que ce soit vivant sont très faibles", a estimé auprès de l'AFP Michael Munodawafa, un des ingénieurs des mines en charge des opérations. "On n'a pas de chiffres précis" du nombre de victimes, "la police les donnera quand on aura retrouvé tout le monde", a-t-il ajouté.

Des familles de mineurs ont passé toute la journée de vendredi à proximité des puits avec l'espoir d'obtenir des nouvelles de leurs proches bloqués sous terre. Faute de travail dans ce pays d'Afrique australe, où le chômage flirte avec les 90 %, de nombreux hommes survivent en travaillant dans des mines désaffectées.

Avec AFP

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