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Pour apaiser la colère des Haïtiens, le gouvernement présente des mesures économiques

Le Premier ministre haïtien Jean-Henry Céant (à gauche) au côté du président Jovenel Moïse, en septembre 2018.
Le Premier ministre haïtien Jean-Henry Céant (à gauche) au côté du président Jovenel Moïse, en septembre 2018. Hector Retamal, AFP

Dans une allocution en créole diffusée à la télévision d'État, samedi soir, le Premier ministre haïtien Jean-Henry Céant a annoncé des coupures budgétaires dans les administrations et des mesures pour lutter contre la corruption.

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Après dix jours de contestation à Haïti, les autorités tentent de calmer le jeu. Le chef du gouvernement, Jean-Henry Céant, s'est exprimé à la télévision d'État dans la soirée du samedi 16 février pour présenter une série de mesures.

"La première décision est de couper le budget de la primature de 30 % en suggérant à la présidence et au Parlement d'en faire autant", a déclaré Jean-Henry Céant. "Aussi il faut retirer tous les privilèges non nécessaires aux hauts fonctionnaires de l'État comme les frais d'essence, de téléphone, les voyages inutiles à l'étranger et les quantités de consultants", a-t-il ajouté lors d'une allocution diffusée à la télévision d'État samedi soir.

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Dans son discours d'une vingtaine de minutes, le chef du gouvernement a également indiqué que l'accent serait mis dans la lutte contre la corruption et la contrebande frontalière. Des rencontres avec le secteur privé sont annoncées pour envisager une hausse du salaire minimum.

Ce discours fait suite à l'allocution du président Jovenel Moïse qui, après une semaine de mutisme malgré la contestation de la rue, a appelé au dialogue jeudi.

Depuis le 7 février, les manifestations se sont multipliées à travers les principales villes du pays, qui ont subi d'importants dégâts matériels. Issus en majorité des quartiers les plus pauvres, les contestataires ont réclamé la démission du président et de meilleures conditions de vie. Sept personnes ont été tuées dans les violences.

Sans attendre l'allocution du Premier ministre, certains groupes de l'opposition avaient déjà lancé plusieurs appels à manifester dans la capitale pour les journées de dimanche et lundi.

Avec AFP

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