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Des députés européens favorables à Juan Guaido refoulés du Venezuela

Des forces de l'ordre vénézuéliennes, le 27 janvier 2019, à Caracas.
Des forces de l'ordre vénézuéliennes, le 27 janvier 2019, à Caracas. Andres Martinez Casares, Reuters

Le Venezuela a refusé dimanche l'entrée sur son territoire d'un groupe de députés européens, accusant ceux-ci de vouloir se rendre dans la capitale Caracas à des fins conspiratrices alors que le pays d'Amérique latine traverse une crise politique.

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Cinq députés européens qui se rendaient au Venezuela à l'invitation de Juan Guaido, reconnu par leurs pays respectifs comme président, ont dénoncé, dimanche 17 février, le refus des autorités vénézuéliennes de les laisser entrer.

"Nous sommes en train de nous faire expulser du Venezuela : on nous a confisqué nos passeports, on ne nous a pas communiqué la raison de l'expulsion, pas plus que nous n'avons de document qui justifie pourquoi on nous renvoie du pays", a affirmé l'élu qui menait la délégation, l'Espagnol Esteban Gonzalez Pons, dans une vidéo tournée depuis l'aéroport de Caracas-Maiquetia.

Dans cette vidéo, entouré des autres élus, il explique qu'il est venu à l'invitation du Parlement, contrôlé par l'opposition au président Nicolas Maduro et présidé par Juan Guaido.

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Tous ces élus sont membres du Parti populaire européen (démocrates-chrétiens et droite) : en plus d’Esteban Gonzalez Pons, la Néerlandaise Esther de Lange, le Portugais Paulo Rangel, et les Espagnols José Ignacio Salafranca et Gabriel Mato ont fait le voyage. Ils étaient accompagnés par Juan Salafranca, un responsable du PPE et spécialiste de l'Amérique latine.

Les eurodéputés qualifiés d'"extrême droite européenne"

Juan Guaido a aussitôt dénoncé sur Twitter "l'usurpateur qui fait monter le coût de ce qui est un fait : la transition. Exerçons toute la pression nécessaire pour parvenir à la fin de cette usurpation. Continuons !"

Le ministre vénézuélien des Affaires étrangères a déclaré que les députés avaient été prévenus plusieurs jours auparavant que l'entrée au Venezuela leur serait refusée.

Le Venezuela ne va "pas permettre à l'extrême droite européenne de troubler la paix et la stabilité du pays avec une autre de ses actions insolentes et interventionnistes", a écrit Jorge Arreaza sur Twitter.

Le régime de Nicolas Maduro, soutenu par la Russie, la Chine, la Turquie, l'Iran et Cuba, contrôle les frontières du pays. Juan Guaido, chef du Parlement qui s'est auto-proclamé président par intérim le 23 janvier, est pour sa part reconnu par une cinquantaine de pays, dont les États-Unis et douze pays de l’UE, sans avoir les leviers du pouvoir exécutif.

Avec AFP et Reuters

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