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L'EI retient 200 familles de jihadistes en Syrie, selon l'ONU

Les combattants des Forces démocratiques syriennes (FDS) soutenues par les États-Unis se reposent dans le village syrien en première ligne à Baghouz, le 18 février 2018.
Les combattants des Forces démocratiques syriennes (FDS) soutenues par les États-Unis se reposent dans le village syrien en première ligne à Baghouz, le 18 février 2018. Delil Souleiman, AFP

Deux cents familles sont prises au piège dans la dernière zone encore contrôlée par le groupe État islamique dans l'est de la Syrie et sont empêchées de partir, s'est alarmé, mardi, le Haut-Commissariat de l'ONU aux droits de l'Homme.

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"L'EI semble empêcher certaines (familles) sinon toutes de partir. C'est potentiellement un crime de guerre de la part de l'État islamique", a déclaré Rupert Colville, porte parole du Haut-Commissariat de l'ONU aux droits de l'Homme.

Dans un point presse tenu mardi 19 février, il a affirmé que deux cents familles sont prises au piège dans la dernière zone encore contrôlée par le groupe État islamique dans l'est de la Syrie et sont empêchées de partir par les jihadistes.

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"Beaucoup d'entre elles (...) continuent (également) de subir des frappes aériennes et des tirs d'artillerie intensifs de la part des forces de la coalition sous commandement américain et de leurs alliés les Forces démocratiques syriennes (FDS) au sol", a déclaré la haut-commissaire Michelle Bachelet dans un communiqué.

Le droit international oblige les FDS et la coalition à prendre toutes les précautions pour protéger les civils, a ajouté Rupert Colville.

Environ 20 000 déplacés

Michelle Bachelet a également exprimé son inquiétude pour les quelque 20 000 personnes qui ont fui les zones contrôlées par l'EI dans le gouvernorat de Daïr az Zour (est) ces dernières semaines. Ces déplacés sont hébergés dans des camps gérés par les forces kurdes, dont les FDS, et seraient empêchés de quitter ces camps, a-t-elle déclaré.

"Des soins particuliers doivent être pris pour ces civils qui devraient, dans la mesure du possible, être traités humainement et autorisés à quitter ces camps. Ils ne devraient pas être maintenus en détention à moins qu'ils soient soupçonnés d'avoir commis un crime particulier", a exprimé Rupert Colville.

Baghouz : poche de résistance de l'EI

Les FDS se déclarent sur le point d'éliminer la dernière poche de résistance du groupe État islamique dans l'est syrien, dans le village de Baghouz, où elles estiment que quelques centaines de combattants et environ 2 000 civils sont assiégés.

Mardi, le chef des relations médias des FDS, Mustafa Bali, a noté que les actions de guérilla de l'EI dans la région s'intensifiaient depuis plusieurs jours. "Les cellules dormantes se mettent en action tous les jours", a-t-il dit. "L'organisation (l'EI) est encore solide, mettre fin à sa présence militaire de Daech ne signifie pas son élimination."

Les FDS, miliciens arabo-kurdes épaulés par Washington et ses alliés, ont demandé à la coalition anti-État islamique de maintenir un contingent de 1 000 à 1 500 hommes en Syrie pour l'aider à combattre les djihadistes.

Avec Reuters

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