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Dans la presse

"MBS en tournée asiatique, tente de prouver qu'il n'est pas un 'paria'"

France 24

Dans la presse, ce mercredi 20 février, la mort du couturier allemand Karl Lagerfeld, la nouvelle candidature de Bernie Sanders aux primaires démocrates aux États-Unis, la suite de la tournée asiatique de MBS en Inde, et le pôle Nord qui perd la boussole.

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Dans la presse, la mort, mardi à Paris, du couturier Karl Lagerfeld, le directeur artistique de la marque Chanel.

Il y a tant de choses à dire sur la carrière exceptionnelle du personnage, mais je vous propose, pour commencer, de répondre à la question qui vous taraude sans doute : "Mais pourquoi Karl Lagerfeld ne quittait-il jamais ses lunettes noires ?" Un mystère sur lequel il avait lui-même levé le voile, d’après The Daily Mirror, qui rapporte que le couturier avait expliqué qu’il ne voulait pas que l’on puisse lire ses émotions sur son visage (comme les joueurs de poker). "Les myopes ont souvent des yeux tristes, comme ceux des petits chiots qui espèrent être adoptés. Ce n’est pas l’impression que je veux donner de moi. Ce n’est pas moi." Une saillie parmi tant d’autres, exhumées par le Hamburger Morgenpost, qui n’a pas oublié à quel point Karl Lagerfeld pouvait avoir la dent dure, notamment sur Angela Merkel, dont il avait fustigé l’appel à accueillir un million de migrants. "Il faut se souvenir de ce qu’a été le passé de l’Allemagne, avait-il déclaré. Et moi, je déteste Angela Merkel pour l’avoir oublié."

Son pays natal semble avoir pardonné ce fils pas si prodigue finalement. "Merci, Karl Lagerfeld", titre, sans rancune, le Frankfurter Allgemeine Zeitung – dans la langue de Molière. Au Liban, L'Orient-Le Jour salue la disparition d’un "homme pour qui le passé n’existait pas", un homme obsédé par le personnage de Faust, qui avait vendu son âme au diable, et qui a exigé de partir sans funérailles : "Plutôt mourir". Ultime bon mot prêté, cette fois, à Karl Lagerfeld par le dessinateur Ranson, pour Le Parisien, qui le montre sur son lit de mort, prêt à être emporté par la grande faucheuse : "Tu es habillée comme un sac".

Karl Lagerfeld part sans funérailles, mais pas sans testament. D’après le journal britannique The Times, le couturier aurait pris ses dispositions pour léguer une partie de sa fortune à Choupette, sa chatte bien-aimée, qui devrait "jeter ses griffes" sur une partie d’une fortune évaluée à plus de 170 millions d’euros. D’après Le Monde, Karl Lagerfeld a selon toute probabilité "rusé avec le droit français", qui n’autorise pas les legs aux animaux de compagnie, pour permettre à la bestiole d’hériter.

Il est lui aussi très bien doté. Le millionnaire américain Bernie Sanders annonce sa candidature aux primaires démocrates de 2020. Cette nouvelle candidature suscite des réactions partagées. The Guardian est enthousiaste et estime que "la radicalité de Sanders, qui distance largement, pour l’instant, les autres candidats déclarés dans les sondages, peut venir à bout de Trump", qu’il est le seul à "pouvoir contrer le populisme nationaliste qui a porté Trump au pouvoir". Plus dubitatif, The Washington Post relève que "les défis qui attendent Bernie Sanders aujourd’hui sont différents de ceux de 2016". "Cette fois, son chemin sera plus compliqué et son environnement plus impitoyable", annonce le quotidien américain, qui cite notamment les programmes, parfois très similaires au sien, de certains de ses rivaux démocrates. Ou plutôt de ses rivales, nombreuses à se présenter à ces primaires, rappelle ce dessin de Jack Ohman pour The Sacramento Bee, qui fait allusion à la mort, ce week-end, du marin photographié en train d’embrasser une jeune femme à Times Square – un instant immortalisé en 1945 par le photographe Alfred Eisenstaedt. Cette fois, le marin, c’est Bernie Sanders, et il aurait bien envie d’embrasser l’ânesse démocrate, qui le repousse : "Non merci, je suis plus intéressée par les femmes, maintenant".

Un mot, également, de la tournée asiatique de Mohammed ben Salmane. Après le Pakistan, le voici à présent en Inde. Arab News ne manque pas de mentionner l’entorse faite au protocole par le Premier ministre indien Narendra Modi, qui a tenu à accueillir lui-même le prince héritier à sa descente d’avion. MBS va "tenter d’engager une désescalade entre l’Inde et le Pakistan", d’après le quotidien saoudien, qui revient sur la récente crispation entre New Delhi et Islamabad, après l’attaque qui a tué 44 soldats indiens dans le Cachemire, la semaine dernière. Une attaque attribuée au groupe islamiste indépendantiste Jaish-e-Mohammed, accusé par New Delhi d’être soutenu par Islamabad. Le Figaro estime plutôt que le prince héritier "attise", en réalité, "les tensions entre l’Inde et le Pakistan", "le grand allié sunnite non arabe de l’Arabie saoudite". Le quotidien français relève que Mohammed ben Salmane n’a pas condamné le Jaish-­e-Mohammed lors de sa visite à Islamabad. D’après le quotidien, cette tournée asiatique de MBS, qui le conduira ensuite en Chine, "tend à montrer qu’il n’est pas un 'paria', après l’assassinat du journaliste dissident Jamal Khashoggi". D’après Le Figaro, Riyad lorgnerait "de plus en plus vers ses clients asiatiques, moins sourcilleux que les Occidentaux sur les droits de l’Homme".

On ne se quitte pas là-dessus, mais avec cet article du Monde, qui nous apprend que le pôle Nord magnétique est en train de perdre la boussole, le point de convergence des lignes du champ magnétique terrestre accélérant sa dérive du Canada vers la Sibérie. "Une course folle imprévisible et de plus en plus rapide", d’après le journal, qui se demande "si cela présage une inversion des pôles, comme la planète en a déjà connus, susceptible de nous priver temporairement de la protection vitale du champ magnétique terrestre contre les rayonnements solaires et cosmiques". "Probablement pas", d’après un chercheur, qui explique que "l’accélération de la dérive du pôle Nord magnétique semble causée par un processus relativement localisé." Le pôle Sud magnétique, lui, se déplace lentement et n’accélère pas. Bonne nouvelle, n’est-ce-pas ?

 

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