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Des combattants du groupe EI se rendent aux forces arabo-kurdes à Baghouz, dans l'est de la Syrie

Des combattants des Forces démocratiques syriennes (FDS) près du village de Baghouz, le 18 février.
Des combattants des Forces démocratiques syriennes (FDS) près du village de Baghouz, le 18 février. Delil Souleiman, AFP

Des dizaines de civils mais aussi des combattants du groupe État islamique (EI) se sont rendus aux forces arabo-kurdes. Mais d'autres refusent de se rendre. Ils sont retranchés dans le village de Baghouz dans l'est syrien.

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Cela faisait plusieurs jours que plus personne n'était sorti de la petite poche sous contrôle du groupe Etat islamique (EI), dans le village de Baghouz, dans l'est de la Syrie. Des dizaines de civils mais aussi des combattants dont des étrangers, se sont finalement rendus mardi 19 février aux forces arabo-kurdes, qui réclament la capitulation des derniers jihadistes jusqu'au-boutistes retranchés.

De plus "il y a toujours des combattants qui ne veulent pas se rendre. Et beaucoup de civils sont encore à l'intérieur", a averti un porte-parole des Forces démocratiques syriennes (FDS), Adnane Afrine

A Baghouz, hameau de la province de Deir Ezzor tout proche de la frontière irakienne, l'EI est désormais acculé sur une zone d'un demi-kilomètre carré. Mardi, trois frappes aériennes et des bombardements à l'artillerie ont visé ce réduit.

>> À lire : Donald Trump demande aux Européens de rapatrier leurs jihadistes prisonniers en Syrie

Des familles prises au piège

Depuis début décembre, près de 40 000 personnes, principalement des familles de jihadistes, ont fui le secteur, selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH). Mais cet afflux s'était interrompu il y a quelques jours. L’ONU avait exprimé mardi sa "vive préoccupation" au sujet de quelque "200 familles, dont plusieurs femmes et enfants, qui sont apparemment pris au piège".

"Beaucoup d'entre elles (...) continuent (également) de subir des frappes aériennes et des tirs d'artillerie intensifs de la part des forces de la coalition sous commandement américain et de leurs alliés les FDS (Forces démocratiques syriennes) au sol", a déclaré Michelle Bachelet, la Haut-commissaire aux droits de l'Homme, dans un communiqué.

"L'EI semble empêcher certaines (familles) sinon toutes de partir. C'est potentiellement un crime de guerre de la part de l'EI", a expliqué le porte-parole Rupert Colville lors d'un point presse.

"Se rendre ou être tués au combat"

A Baghouz, les combattants de l'EI ne tiennent plus que quelques pâtés de maisons, où ils sont retranchés dans des tunnels, au milieu d'un océan de mines enfouies pour entraver l'avancée des FDS. L'alliance arabo-kurde a expliqué vouloir "isoler" les civils pour les "évacuer", avant de donner l'assaut. Et les jihadistes n'ont le choix que de "se rendre ou être tués au combat", a fait valoir un porte-parole des FDS, Mustefa Bali.

L'OSDH a toutefois fait état de "négociations" entre FDS et jihadistes, qui réclameraient un "corridor de sortie". Il n'était pas en mesure de préciser vers quelle destination ces combattants de l'EI souhaiteraient être transférés.

En 2014, l'EI avait conquis de vastes territoires en Syrie et en Irak, proclamant un "califat" sur un territoire vaste comme le Royaume-Uni. Les jihadistes y avaient établi leur propre administration, exécutant et torturant ceux qui ne respectaient pas leur loi et fomentant des attentats meurtriers y compris à l'étranger. Après de multiples offensives distinctes lancées en Syrie et en Irak, leur territoire s'est réduit comme peau de chagrin.

Avec AFP et Reuters

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