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Le jihadiste français Fabien Clain tué en Syrie par une frappe de la coalition

Fabien Clain.
Fabien Clain. Capture d'écran France 24.

Le jihadiste français Fabien Clain, voix de la revendication des attentats de novembre 2015, a été tué en Syrie, selon FranceInfo. Des vérifications sont en cours pour confirmer sa mort, selon une source proche du dossier.

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Il avait revendiqué les attentats du 13 novembre 2015 à Paris au nom de l’organisation État islamique dans une vidéo. Le jihadiste français Fabien Clain a été tué mercredi en Syrie par une frappe de la coalition, rapporte jeudi 21 février Franceinfo. Selon ce média, son frère Jean-Michel a été grièvement blessé.

Selon Wassim Nasr, journaliste à France 24 spécialiste des réseaux jihadistes, la frappe a ciblé le camp jihadiste installé dans les faubourgs de la ville de Baghouz, où se trouvaient les deux hommes. "Cela montre la détermination de la France, et avec elle de la coalition, à se débarrasser des dernières têtes d'affiche jihadistes", souligne-t-il

"Le gouvernement français attend encore une analyse ADN pour officialiser la mort de Fabien Clain", précise néanmoins Franceinfo dans un article publié sur son site. Des vérifications sont en cours concernant Fabien Clain, a également indiqué à Reuters une source française proche du dossier. "Il n'y a pas de confirmation encore (de sa mort)", a dit cette source.

Sur son compte Twitter, la ministre des Armées Florence Parly a reconnu qu'il était "possible" que Fabien Clain ait été tué "au cours des opérations de reconquête du dernier bastion de Daech menées par la coalition" sans totalement confirmer l'information.

Mandats d'arrêts internationaux

Des mandats d'arrêts internationaux ont été émis en juillet à l'encontre des deux djihadistes dans le cadre de l'enquête sur les attentats du 13 novembre 2015 à Paris et Saint-Denis.

Le Quai d'Orsay n'était pas disponible dans l'immédiat pour commenter cette information. Le ministère des Armées n'avait pas de commentaire à ce stade.

Converti à l'islam dans les années 1990, Fabien Clain, alias "frère Omar", et son frère se seraient radicalisés au début des années 2000. En 2009, Fabien Clain est condamné à cinq ans de prison, aux côtés d'un autre jihadiste français, Thomas Barnouin, dans l'affaire d'une filière dite d'Artigat.

"Il était proche d'Olivier Corel, ce Syrien naturalisé Français dans les années 1980, autour duquel ont gravité les frères Kouachi, Amedy Coulibaly et aussi Merah", précise Wassim Nasr, soulignant que les liens entre ces hommes étaient antérieurs à la création de l'EI.

Samia Maktouf, avocate de victimes du 13 novembre 2015

"Des figures indentifiables pour un public recrutable"

Fabien Clain et son frère avaient rejoint l'EI en 2015 "en faisant un détour par Toulouse, où il aurait acheté du matériel audio qui aurait servi à la propagande francophone" du groupe jihadiste.

Les deux frères s'étaient rendus indispensables en mettant leurs talents de rappeurs au service du groupe jihadiste pour lequel ils réalisaient des messages de propagande et des appels au jihad en français. "Fabien Clain et son frère étaient des figures indentifiables pour un public potentiellement recrutable par les jihadistes", résume Wassime Nasr.

"Sa mort n'est pas une satisfaction mais un soulagement. Nous ne sommes pas du tout dans une démarche de vengeance. On est soulagé car c'est un personnage qui nous polluait. C'est quelqu'un qu'on retrouvait dans de nombreux dossiers, de près ou de loin", a déclaré à l'AFP Guillaume Denoix de Saint Marc, porte-parole et directeur général de l'AfVT (Association française des victimes du terrorisme).

"On est bien sûr déçu qu'on ne puisse pas le juger et obtenir de lui un certain nombre de renseignements qui permettraient de savoir le rôle exact qu'il a joué dans les attentats", a-t-il ajouté.

Avec Reuters et AFP

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