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Deux morts dans des heurts avec l'armée vénézuélienne à la frontière brésilienne

Nicolas Maduro, à Caracas, le 30 janvier 2019.
Nicolas Maduro, à Caracas, le 30 janvier 2019. Marcelo Garcia, présidence vénézuélienne, AFP

Deux personnes sont mortes vendredi dans des heurts avec l'armée dans le sud-est du Venezuela, à la frontière avec le Brésil. Elles tentaient d’empêcher des militaires de bloquer une route pour l'entrée de l'aide humanitaire.

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L’ONG de défense des droits de l’Homme Kapé kapé a annoncé vendredi 22 février que deux personnes - une femme et son mari - étaient mortes dans des heurts avec l’armée vénézuélienne dans le sud-est du pays, à la frontière avec le Brésil. "Au moins 15 autres personnes de la communauté indienne Pemón de la municipalité de Gran Sabana ont été blessées lors d'une attaque par un convoi de la Garde nationale", a indiqué l’ONG.

L'affrontement s'est produit alors que des membres de cette communauté tentaient d'empêcher le passage d'un convoi de véhicules militaires jusqu'à la frontière avec le Brésil, dont la fermeture a été ordonnée jeudi par le président Nicolas Maduro.

Deux ambulances vénézuéliennes ont été autorisées à traverser vendredi la frontière brésilienne, transportant cinq blessés par balle pour qu'ils se fassent soigner dans un hôpital de Boa Vista, dans le nord du Brésil.

"En ce moment, cinq patients vénézuéliens sont en train d'être soignés à l'Hôpital général de Roraima. Ils ont tous été blessés par des armes à feu", ont expliqué dans un communiqué les services de santé de l'État de Roraima, dont Boa Vista est la capitale. La ville située à 215 km de la frontière.

Le chef de l'État Nicolas Maduro refuse toute entrée d'aide humanitaire dans son pays. Selon lui, cela serait utilisé comme un prétexte pour une intervention armée destinée à le renverser.

"Loyauté absolue"

L'opposant Juan Guaido, qui a promis que l'aide d'urgence entrerait coûte que coûte dans le pays samedi, a accusé sur Twitter les militaires d'avoir tiré des "rafales contre des Pémons qui se trouvaient au poste de contrôle de la Garde nationale".

Il a également demandé que soient arrêtés les "responsables de la répression et de l'assassinat de nos frères Pémons (...) qui soutenaient (l'entrée de) l'aide humanitaire".

Le secrétaire général de l'Organisation des États américains (OEA), Luis Almagro, a également condamné "fermement" l'attaque. "Nous exigeons que cessent les attaques contre la population", a-t-il écrit sur Twitter.

L'armée, qui a réaffirmé sa "loyauté absolue" au chef de l'État vénézuélien, s'est dite mardi "en alerte" face à toute violation du territoire.

Le chef de l'ONU Antonio Guterres appelle toutes les parties de la crise vénézuélienne à "éviter la violence", a affirmé vendredi son porte-parole, indiquant que ce message avait été transmis au secrétaire d'État américain Mike Pompeo et qu'il le serait dans la journée à son homologue vénézuélien Jorge Arreaza.
 

Avec AFP

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