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Le ministère français des armées annonce avoir tué l'un des chefs d'Aqmi

Soldats français de l'opération Barkhane, à Bamako, le 22 septembre 2018.
Soldats français de l'opération Barkhane, à Bamako, le 22 septembre 2018.

L'Algérien Yahya Abou El Hamame, chef de l’un des principaux groupes jihadistes au Sahel, a été tué jeudi au Mali par les militaires de l’opération Barkhane, a annoncé vendredi la ministre des Armées Florence Parly.

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"C'est un coup très dur pour les groupes terroristes agissant au Sahel", s’est réjoui le ministère des Armées. L'Algérien Yahya Abou El Hamame, chef d'un des principaux groupes jihadistes de la région, a été tué jeudi 21 février au Mali par les militaires de l’opération Barkhane, a annoncé vendredi la ministre des Armées Florence Parly.

>> À lire : La mort du chef jihadiste Amadou Koufa, un succès pour la lutte antiterroriste au Mali

Les soldats français ont intercepté Yahya Abou El Hamame dans un groupe de véhicules en progression au nord de Tombouctou (centre du Mali), détaille le communiqué produit par le ministère. "Dans cette opération associant moyens terrestres et aériens, les commandos de Barkhane ont neutralisé plusieurs terroristes", est-il précisé.

"Cette action spectaculaire concrétise des années de recherche", souligne la ministre en saluant "l'action des forces françaises" contre "le chef d'un des principaux groupes armés terroristes sévissant au Sahel, concepteur et financier de nombreuses attaques contre les valeurs et intérêts communs que nous partageons et défendons avec les pays du G5 Sahel".

"Émirat du Sahara"

Chef de "l'émirat du Sahara" d'Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), Yahya Abou El Hamame était le numéro deux de l'alliance jihadiste dirigée par le Touareg malien Iyad Ag Ghaly, le "Groupe de soutien à l'islam et aux musulmans" (GSIM).

L’annonce de sa mort survient alors que le Premier ministre Édouard Philippe est attendu au Mali avec Florence Parly et le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian.

Quelque 4 500 soldats français ont été déployés au Sahel depuis 2014 dans le cadre de l'opération Barkhane qui vise à lutter contre les groupes jihadistes opérant dans la région et au Sahara.

En dépit du succès de l'intervention militaire française de 2013, qui a permis la reconquête du nord du Mali occupé par les jihadistes, des zones entières du pays échappent encore au contrôle des forces maliennes et étrangères régulièrement visées par des attaques. Les violences se sont progressivement propagées du nord vers le centre et le sud du Mali, puis plus récemment au Niger ainsi qu'au Burkina Faso, où la situation est jugée la plus inquiétante.

Avec AFP

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