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Omar el-Béchir nomme un nouveau Premier ministre, après deux mois de contestation

Le président Omar el-Béchir a proclamé vendredi 22 février l'état d'urgence et prononcé la dissolution des gouvernements fédéraux et provinciaux.
Le président Omar el-Béchir a proclamé vendredi 22 février l'état d'urgence et prononcé la dissolution des gouvernements fédéraux et provinciaux. Ashraf Shazly, AFP

La présidence soudanaise a annoncé, samedi, la désignation de Mohamed Taher Ela au poste de Premier ministre, au lendemain de la dissolution du gouvernement prononcée par le président Omar el-Bechir.

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Au Soudan, Omar el-Béchir tente de reprendre la main. Au lendemain de sa décision de dissoudre les gouvernements fédéral et provinciaux, il a décidé de procéder à deux nominations samedi 23 février. Selon un communiqué de la présidence, il a nommé au poste de Premier ministre Mohamed Taher Ela, ancien gouverneur de l'État agricole d'Al-Jazira,

Départ d'un proche du président

Il a également limogé samedi son premier vice-président et allié de longue date Bakri Hassan Saleh qui avait pris part en 1989 au coup d'État Omar el-Béchir soutenu par les islamistes. Le ministre de la Défense Awad Ibnouf a été choisi pour le remplacer.

Bakri Hassan Saleh avait été ministre de l'Intérieur et de la Défense. Il conseillait également le chef de l'État sur la sécurité nationale, lorsqu'il était le chef du puissant Service national du renseignement et de la sécurité (NISS) dans les années 1990. Il avait été nommé Premier ministre en mars 2017.

Ces changements interviennent au lendemain de la déclaration de l'état d'urgence dans tout le pays alors qu'Omar el-Béchir tente de minimiser l'ampleur des manifestations contre son régime qui agitent quasi-quotidiennement le pays depuis plus de deux mois. Alors qu'initialement, celles-ci dénonçaient le triplement du prix du pain, elles se sont transformées en appels à la chute du régime d'Omar el-Béchir, qui dirige le pays d'une main de fer depuis 30 ans.

Depuis le 19 décembre 2018, 31 personnes sont mortes lors des manifestations selon les autorités, 51 selon l'ONG Human Rights Watch (HRW), dont des enfants et des personnels médicaux. Des centaines de manifestants, dont des chefs de l'opposition, des militants et des journalistes, ont été emprisonnés par le NISS.

Avec AFP

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