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Le Roundup de Monsanto de nouveau sur le banc des accusés aux États-Unis

Un nouveau procès contre l'herbicide polémique de Monsanto, le Roundup, s'est ouvert lundi 25 février à San Francisco.
Un nouveau procès contre l'herbicide polémique de Monsanto, le Roundup, s'est ouvert lundi 25 février à San Francisco. Mike Blake / Reuters

Un nouveau procès contre le Roundup, désherbant vedette de Monsanto, s’est ouvert lundi à San Francisco. Intenté par un Californien ayant développé une tumeur suite à l’utilisation de l’herbicide, le procès devrait durer de 4 à 5 semaines.

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Le Roundup plus cancérigène que le glyphosate, son ingrédient actif ? C'est ce que devra déterminer un jury américain lors d'un nouveau procès contre le désherbant vedette de Monsanto, qui s'est ouvert lundi 25 février à San Francisco.

Le plaignant, Edwin Hardeman a utilisé du Roundup pour désherber son jardin depuis le milieu des années 1980 à 2012. "Il versait le concentré dans une pompe de deux gallons (environ 8 litres), le mélangeait à de l'eau et le vaporisait", a expliqué Aimee Wasgtaff, l'une de ses avocates.

"Le jour de Noël 2014, il s'est réveillé et a senti une grosseur dans sa gorge", a-t-elle ajouté. Diagnostiqué en février 2015 d'un lymphome non-hodgkinien, Edwin Hardeman a porté plainte l'année suivante contre la firme.

Le Roundup vendu depuis 40 ans

À la demande de Bayer, désormais propriétaire de Monsanto, les débats seront scindés en deux parties. "La première phase est simplement de déterminer si le Roundup a été une cause du cancer d’Edwin Hardeman", a expliqué le juge Vince Chhabria. Si c'est le cas, le procès se concentrera ensuite sur la responsabilité éventuelle de Monsanto, que les avocats du plaignant accusent d'avoir sciemment dissimulé les risques.

L'ingrédient actif du Roundup, le glyphosate, est fortement soupçonné d'être cancérigène, ce que Monsanto nie fermement. Pour le groupe, qui vend du Roundup depuis plus de 40 ans, l'herbicide n'est pas dangereux si on respecte les conditions d'utilisation, et des centaines d'études scientifiques le prouvent.

Dans cette première phase, les avocats d'Edwin Hardeman tenteront de démontrer que le produit a été "une cause substantielle" de son cancer, que "plus on est exposé au Roundup, plus les risques augmentent" et que le Roundup est plus dangereux que le glyphosate seul, a expliqué Aimee Wagstaff évoquant les autres composés tels que les agents moussants.

Une centaine d’autres procédures en cours aux États-Unis

Ce nouveau procès, le premier à s'ouvrir au niveau fédéral, servira de "test" pour une centaine d’autres procédures contre le Roundup à travers les États-Unis, auxquelles cette affaire est juridiquement liée.

En août 2018, le géant agrochimique avait déjà été condamné à payer 289 millions de dollars de dommages et intérêts à la suite d’un procès historique intenté par le jardinier américain, Dewayne "Lee" Johnson, atteint d'un lymphome non-hodgkinien. Il s'agissait du premier procès contre le Roundup et Bayer a, depuis, fait appel.

Plébiscité par les cultivateurs pour son efficacité et son faible coût, le glyphosate fait polémique en Europe et notamment en France, qui s'est engagée à en sortir d'ici à 2021.

AFP

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