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L'avancée du désert et la pauvreté au menu du sommet du Sahel sur le climat

Un groupe de femmes attendent l'arrivée de l'aide onusienne près du village de Sabon Machi, dans la région de Maradi, au Niger, le 16 août 2018.
Un groupe de femmes attendent l'arrivée de l'aide onusienne près du village de Sabon Machi, dans la région de Maradi, au Niger, le 16 août 2018. Luis Tato, AFP

Les chefs d'État des 17 pays du Sahel sont réunis au Niger, pour discuter d'un plan d'investissement visant à pallier les conséquences du réchauffement climatique. L'insécurité et la présence de Boko Haram sont également au menu de ce sommet.

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Un "plan d'investissement climatique" de 400 milliards de dollars sur 12 ans, est à l'ordre du jour du sommet des chefs d'État des 17 pays du Sahel, qui s'est ouvert lundi 25 février à Niamey. "Nous continuons à payer les conséquences d'une situation dont nous sommes loin d'être responsables", s'est plaint le président nigérien Mahamadou Issoufou à l'ouverture du sommet.

Parmi les "conséquences" redoutées du réchauffement climatique, le président nigérien a cité les modifications de la pluviométrie, les sécheresses récurrentes, l'avancée du désert, la raréfaction de l'eau, des pâturages et l'accentuation de la pauvreté.

Permettre aux populations de s'adapter au changement climatique

Ce plan d'investissement se veut être la "traduction des engagements de nos États à travers l'Accord de Paris sur le réchauffement climatique". Il comprend "un programme prioritaire" axé sur six projets visant diverses actions sur le terrain pour "limiter" les émissions de gaz à effet de serre et pour permettre aux populations "de s'adapter aux changements climatiques", a expliqué le ministre nigérien de l'Environnement, Almoustapha Garba.

Pour financer "des actions d'atténuation" du réchauffement, un Programme d'urgence d'un montant de 1,3 milliard de dollars sera soumis dès mardi aux partenaires extérieurs du Sahel lors d'une table ronde à Niamey, a assuré Mahamadou Issoufou.

>> À lire sur RFI : Les Peuls M’Bororo du Tchad face aux changements climatiques

La paupérisation des populations

Le président nigérien a également établi un "lien" entre le climat et l'insécurité. "La naissance et le développement de Boko Haram (le groupe jihadiste nigérian) sont en partie liés à la paupérisation des populations du fait du retrait (des eaux) du Lac Tchad qui a eu un impact sur les ressources agricoles, pastorales et halieutiques", a-t-il avancé. Et "le Sahel sera probablement une des principales régions d'origine des 250 millions de migrants attendus en 2050 dans le monde", a-t-il encore lancé.

La région du Sahel, qui abrite plus de 500 millions d'habitants, pour une superficie d'environ 10 millions de km2, est extrêmement vulnérable face aux changements climatiques, "ce qui fragilise à la fois les conditions de vie des populations et les écosystèmes", selon un document publié au sommet.

Outre le président nigérien Mahamadou Issoufou, quatre chefs d'Etat - Idriss Déby Itno (Tchad), Roch Marc Christian Kaboré (Burkina Faso), Alpha Condé (Guinée), Denis Sassou NGuesso (Congo) - assistent à cette première conférence sur le climat pour la région du Sahel.

Avec AFP

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