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Face à la polémique, Decathlon renonce à commercialiser son "hijab de running" en France

Philippe Huguen, AFP

Le groupe français Decathlon a annoncé mardi soir qu'il ne commercialiserait pas son "hijab de running". Ce produit a suscité une vive polémique et provoqué une vague de harcèlement sur les réseaux sociaux.

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Decathlon a finalement plié. La marque française, qui souhaitait lancer un "hijab de running" en France, un couvre-chef destinées aux pratiquantes de la course à pied, a annoncé mardi 26 février dans la soirée qu'elle prenait "la décision de ne pas commercialiser ce produit en France".

"Nous prenons effectivement décision, en toute responsabilité, en ce mardi soir de ne pas commercialiser à l'heure qu'il est ce produit en France", a annoncé le directeur de la communication de l'enseigne sportive, Xavier Rivoire, sur RTL

Un peu plus tôt dans la journée, Xavier Rivoire avait pourtant assuré à l'AFP que cet "accessoire initialement développé et commercialisé au Maroc, à la demande de pratiquantes locales de course à pied", serait "rendu disponible en France et partout dans le monde dans les magasins" Decathlon qui en feraient la demande.

Polémique et attaques répétées

Alimentant la polémique, plusieurs personnalités, notamment politiques, y sont allées de leur commentaire. Interrogé par France 2 mardi matin, Nicolas Dupont-Aignan a été parmi les premiers à réagir. Le président de Debout la France a appelé au boycott de la marque et demandé que le produit soit retiré de la vente.

Interrogée mardi sur RTL, la ministre de la Santé Agnès Buzyn a souligné qu'un tel produit n'était "pas interdit par la loi". Mais "c'est une vision de la femme que je ne partage pas. J'aurais préféré qu'une marque française ne promeuve pas le voile", a-t-elle ajouté. Un avis que ne partage pas Fiona Lazaar. La députée la République En Marche du Val-d’Oise a réagi sur Twitter suite à l’annonce de l’enseigne.

Pour Aurore Bergé, porte-parole de La République en marche, "le sport émancipe. Il ne soumet pas. Mon choix de femme et de citoyenne sera de ne plus faire confiance à une marque qui rompt avec nos valeurs. Ceux qui tolèrent les femmes dans l'espace public uniquement quand elles se cachent ne sont pas des amoureux de la liberté".

Avec AFP

 

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