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ALGÉRIE

Algérie : une dizaine de journalistes arrêtés plusieurs heures puis relâchés

Une centaine de journalistes des médias algériens, écrits et audiovisuels, publics et privés, se sont rassemblés sur la "Place de la Liberté de la presse" à Alger, le 28 février 2019.
Une centaine de journalistes des médias algériens, écrits et audiovisuels, publics et privés, se sont rassemblés sur la "Place de la Liberté de la presse" à Alger, le 28 février 2019. Ramzi Boudina, Reuters
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À la veille de nouvelles manifestations annoncées contre la candidature du président Abdelaziz Bouteflika à un cinquième mandat, une dizaine de journalistes qui faisaient un sit-in à Alger ont été arrêtés quelques heures, jeudi.

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Une dizaine de journalistes ont été arrêtés quelques heures, jeudi 28 février, lors d'un sit-in organisé dans la capitale algérienne pour dénoncer la "censure" du mouvement de contestation contre la candidature du président Abdelaziz Bouteflika à un cinquième mandat.

"Plus aucun journaliste ne se trouve dans les locaux de la police", a affirmé jeudi après-midi le directeur de la communication de la direction générale de la sûreté nationale (DGSN), Hakim Belouar, quelques heures après l'interpellation des journalistes par la police. De fait, après plusieurs heures de détention, plusieurs journalistes ont annoncé sur les réseaux sociaux leur libération.

Pressions, restrictions et "censure"

Jeudi matin, une centaine de journalistes des médias algériens, écrits et audiovisuels, publics et privés, s'étaient rassemblés pour dénoncer les pressions subies et les restrictions de couverture "imposées par (leur) hiérarchie" du mouvement de contestation actuel. C'est au début du rassemblement qu'une dizaine de journalistes ont été arrêtés, pour des motifs inconnus. "Libérez nos collègues", ont scandé les manifestants, selon une journaliste de l'AFP sur place.

L'Algérie connait depuis près d'une semaine un mouvement massif de contestation contre la perspective d'un cinquième mandat du président Abdelaziz Bouteflika, au pouvoir depuis 1999 et considérablement affaibli à la suite d'un AVC en 2013. Les médias audiovisuels publics algériens et les télévisions privées, propriétés d'hommes d'affaires proches du pouvoir, ont durant plusieurs jours totalement passé sous silence le mouvement de contestation.

Mercredi, RSF avait affirmé que les autorités algériennes mettaient "tout en oeuvre pour museler les médias" voulant couvrir la contestation, et avait dénoncé des "interpellations, agressions, interdiction de couvrir, confiscation de matériel, pressions sur les médias publics et ralentissement du réseau internet".

RSF classe l'Algérie à la 136e place sur 180 dans son dernier classement mondial de la liberté de la presse.

Avec AFP et Reuters

 

 

 

 

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