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Des signataires de "l’affaire du siècle" demandent un état d'urgence climatique

Des étudiants lors de la marche pour le climat, face à l'Académie nationale de musique à Paris le 22 février 2019
Des étudiants lors de la marche pour le climat, face à l'Académie nationale de musique à Paris le 22 février 2019 Lionel Bonaventure, AFP

Le ministre de la Transition écologique, François de Rugy a reçu mercredi soir 175 signataires de la pétition "l'Affaire du siècle" le jour-même où la France battait son record de température pour un mois de février.

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Alors que plusieurs pays ont battu, mercredi 27 février, le record absolu de température pour un mois de février, le ministre de la Transition écologique, François de Rugy a reçu, mercredi soir, 175 des signataires de la pétition "l’affaire du siècle". Le mouvement, soutenant une action en justice contre l'État pour "inaction climatique" souhaite que "la voix du climat puisse s'exprimer".

Appelant ses interlocuteurs à faire valoir leurs opinions, analyses et propositions, le ministre a déclaré, lors de la réunion, avoir proposé cette rencontre "parce que nous avons pensé qu’il était utile d’avoir un échange avec les citoyens qui se mobilisent sur le climat."

"Il faut déclarer l’état d’urgence climatique"

L’appel, bien entendu par les participants, a été l’occasion pour eux de passer en revue des domaines dans lesquels le gouvernement ne fait, selon eux, pas assez pour lutter contre le changement climatique. Parmi eux, les transports, la rénovation énergétique des bâtiments et la réduction des gaz à effet de serre.

"On sait ce qu'il faut faire, mais quand est-ce qu'on commence ?", lance Sarah, 26 ans. "Il faut déclarer l'état d'urgence climatique, c'est maintenant, c'est pas demain, c'est pas dans dix ans", ajoute-t-elle avant d'égrener, sous l'ovation de l'auditoire, 13 autres revendications allant de l'inscription du climat dans la Constitution à la création d'un crime d'écocide (destruction d'un écosystème).

Illustration saillante de "l'urgence climatique" dénoncée par les signataires de la pétition, ce mercredi a également été marqué par le record, en France, de l'après-midi la plus chaude pour un mois de février. 21,3° C de moyenne maximale annoncés par Météo-France (contre 20,2° C pour le précédent record datant du 28 février 1960).

"Fin du monde" et "fin du mois"

La crise des Gilets jaunes a parfois opposé "fin du monde" et "fin du mois", Céline, bénévole à ATD Quart Monde, en profite pour souligner que "les personnes en grande précarité sont les plus impactées" par les conséquences du changement climatique, comme les canicules.

"Les plus précaires vous demandent de changer de cap, en prenant en compte les plus fragiles, c'est l'ensemble de la société qui en bénéficiera", ajoute-t-elle, la voix pleine d'émotion.

Richard, étudiant en école de commerce, pointe quant à lui les lacunes de programmes scolaires. "Ça me rend fou de dire qu'on ne m'a jamais appris ce qu'est l'économie durable !".

Début février, François de Rugy avait lancé un appel sur Facebook aux plus de 2,1 millions de signataires de l'Affaire du siècle pour venir dialoguer avec lui. Comme annoncé, les 100 premiers à répondre devaient être reçus au ministère.

Finalement,175 personnes qui ont été invités, sur les 5 000 réponses à l'appel sur Facebook.

En décembre 2018, les quatre ONG à l’origine de la pétition (Fondation Nicolas Hulot, Greenpeace France, Notre Affaire à Tous et Oxfam France) avaient adressé une requête préalable au gouvernement, accusant l'État de "carence fautive" par son "action défaillante" pour réduire les émissions de gaz à effet de serre.

Déçues de la réponse du gouvernement qui a rejeté l'accusation d'inaction, elles ont annoncé qu'elles déposeraient leur recours devant le tribunal administratif de Paris le 14 mars.

Si François de Rugy avait déclaré mercredi matin que "ce ne [sont] pas dans les tribunaux qu’on fera baisser les gaz à effet de serre", celui-ci avait par ailleurs salué la mobilisation des jeunes pour le climat menée par l'adolescente suédoise Greta Thunberg qui appelle notamment à une "grève mondiale" le 15 mars.

Avec AFP

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