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Les Gilets jaunes poursuivent leur mobilisation avant un mois de mars déterminant

Les Gilets jaunes dans les rues de Bordeaux pour l'acte XVI de la mobilisation, samedi 2 mars 2019.
Les Gilets jaunes dans les rues de Bordeaux pour l'acte XVI de la mobilisation, samedi 2 mars 2019. Medhi Fedouach, AFP

Alors que l'exécutif durcit le ton, les Gilets jaunes se sont mobilisés pour le seizième samedi consécutif et promettent un mois de mars ponctué de nombreux regroupements. 39 300 manifestants on été comptabilisés samedi par l'Intérieur.

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LesGilets jaunes ont défilé samedi 2 mars en rangs clairsemés pour leur acte XVI, émaillé de quelques heurts en régions. Ils espèrent une mobilisation massive en mars pour marquer la fin du grand débat national qu'ils contestent et les quatre mois de leur mouvement social.

Au total, le ministère de l'Intérieur a comptabilisé 39 300 manifestants en France, dont 4 000 à Paris, en repli par rapport à la semaine dernière où 46 600 personnes avaient été recensées, dont 5 800 dans la capitale. Ces chiffres officiels sont régulièrement contestés par les Gilets jaunes.

Le 16 mars, le rendez-vous "décisif" des Gilets jaunes

"On est moins nombreux que d'habitude mais on est là quand même et c'est l'essentiel, on ne lâchera pas parce que la situation ne va pas s'améliorer on en est sûr", résumait Murielle, retraitée de Seine-et-Marne.

De nombreux manifestants interrogés par l'AFP ont dit placer leurs espoirs dans la mobilisation du 16 mars, présentée par les figures historiques du mouvement comme une journée clé. Cette date coïncide avec la fin du grand débat national lancé le 15 janvier par Emmanuel Macron, qui avait estimé vendredi que le mouvement n'était "plus compréhensible par bon nombre de citoyens". Elle marque aussi les quatre mois de la fronde.

La consultation nationale sans précédent de deux mois, pour tenter de répondre à la colère en recueillant les doléances des Français, a suscité 10 000 réunions en France et plus d'un million de contributions sur internet : une masse énorme de données qu'il faudra analyser avant que l'exécutif ne prenne ses décisions.

"Leur grand débat, c'est de l'enfumage pour fadas", estime Marco, 27 ans, manifestant à Alès (Gard) où des heurts ont éclaté à la fin de la manifestation. Entre 600 et 1 500 personnes y ont battu le pavé derrière de grandes banderoles proclamant "Demain nous appartient", "Bloquons l'économie. Marre de survivre, on veut vivre" ou encore "Justice sociale".

Sécurité assurée par des Gilets jaunes

À Paris, le cortège parti de l'Arc de Triomphe et auquel participaient les figures Éric Drouet et Maxime Nicolle, était pour la première fois encadré par des Gilets jaunes faisant la sécurité à moto. S'il s'est déroulé sans incident, un homme a été blessé au visage en marge du cortège, "probablement" par un tir de LBD selon des sources concordantes à l'AFP, et une enquête judiciaire confiée à "la police des polices" a été ouverte.

Ils étaient plus de 2 000 à Lyon ; entre 1 000 et 2 000 à Lille. Plusieurs centaines de personnes ont été recensées à Marseille, un millier à Montpellier.

À Nantes (au moins 1 800 manifestants), Toulouse (quelques milliers) et Bordeaux (4 000 manifestants), les défilés ont été émaillés de heurts avec les forces de l'ordre qui ont interpellé une quinzaine de personnes dans chacune de ces villes. Dans la capitale, les autorités ont procédé à 33 interpellations.

Ces heurts et le nombre d'interpellations sont néanmoins sans commune mesure avec ceux que la France a connus dans les premiers actes de cette fronde populaire inédite.

Avec AFP

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